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MessageSujet: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mar 27 Déc - 21:02
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
FT. CIRYIEL




La nuit tomba à peine lorsque Gaia regagna sa chambre. Ce fut une journée assez tranquille pour la jeune femme, aujourd’hui point de rencontre avec un dragon, un ange ou encore avec un chacal divin. Découvrant de plus en plus ce nouvel environnement ainsi que ses habitants, elle avait soif de nouvelles rencontres mais surtout de connaissances. Chaque journée passée ici lui ayant réservé des surprises, elle fut presque déçue de la ‘monotonie’ de cette journée.

La jeune femme se déshabilla, quittant son manteau rouge afin d’adopter une tenue plus décontractée. Un simple t-shirt et un short, voilà qui était suffisant. Elle alla ensuite s’installer devant son bureau, attrapa son carnet ainsi qu’un crayon et s’apprêta à écrire. Sauf qu’elle avait oublié que son carnet était plein…

- Tsss…

Il est vrai qu’elle n’avait pas pensé à faire un petit tour en ville pour en acheter un nouveau. Gaia fût frustré de ne pas pouvoir laisser sa plume s’exprimer et cela ne servait à rien de chercher quelconque bout de papier dans sa chambre, elle n’avait presque rien.

Elle feuilleta alors son carnet rempli, lisant en diagonale ce qu’elle avait écrit par le passé. Il y avait de tout : ses pensées, ses  idées, l’étude des hommes, de leurs faits, leurs actes, leurs sentiments, etc. Tout cela ponctué par de nombreux croquis. A vrai dire, tout cela résumait une bonne partie de ce que Gaia faisait. Tapie dans l’ombre, elle observait le monde qui l’entourait, sans vraiment pouvoir influer sur sa propre destinée. Mais ceci est désormais du passé, son destin, elle l’avait de nouveau en main, et elle ne laissera personne le lui reprendre.

- Et bien, si nous ne pouvons pas écrire, nous allons donc lire. Il y a bien une bibliothèque dans cet établissement…

Gaia se leva, ouvrit son armoire et s’accorda une petite folie : s’habiller en blanc. Pantalon blanc, chemise noire et surtout, un long manteau blanc, voilà : Il fallait bien casser un peu la monotonie de cette journée ! Mais bon, avec ses cheveux noirs, un tel habit faisait ressortir ses yeux rouges mais surtout, son teint livide et ses traits du visage inexpressif.

Elle sortit ensuite de sa chambre, à la recherche d’un plan pour lui indiquer où se trouvait la bibliothèque. Les couloirs étaient incroyablement calmes pour l’heure, et cela apaisa Gaia qui poursuivait tranquillement sa recherche. Elle n’aimait pas du tout le bruit et l’agitation, encore une blessure de son passé…

- Bien.

Finalement, ce n’est pas le plan qu’elle trouva mais directement la bibliothèque. Pénétrant dans les lieux qui dégageaient une certaine énergie, elle ne vit personne. C’était agréable, ce silence et cette atmosphère si particulière. Se mouvant doucement dans les allées, elle observa attentivement le titre des ouvrages qui l’entourait et il y en avait pour tous les gouts. Elle s’arrêta et sortit un livre dont elle avait déjà entendu parler, mais elle ne savait plus réellement où.

- Le Silmarillion… murmura-t-elle. Mmh…

Lisant les premières lignes de cet ouvrage en restant debout dans l’allée, ce fut une présence qui la sortit de sa douce lecture nocturne. Il y avait d’autres amateurs de lecture dans le coin ? Ne voyant que l’ombre de ce nouvel arrivant ce profiler au sol, elle fixa cette amie des ténèbres afin d’essayer de discerner qui allait arriver auprès d’elle. Et ce fut quelque peu étrange d’en ressentir une certaine pureté.

- Bonsoir, dit-elle calmement.

Relevant la tête mais ayant toujours un air aussi passif, elle attendit que cette personne se montre.





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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mer 28 Déc - 12:46
Ciryiel Valáreir

Ft. Gaia Lockheart


Douce lecture nocturne


Je savais parfaitement que si je me laissais aller au sommeil, il ne faudrait pas longtemps pour que mes songes ne se portent sur Cassandre. Je le voyais bien plus souvent en rêve qu’en dehors de mon sommeil. Bien que cela m’enchante toujours car ces songes étaient d’une tangibilité rare, il fallait vraiment que je cesse de me laisser obnubiler par cet être. Je n’avais pas pris cette résolution depuis une seconde que les sourires, les yeux, le son de sa voix, la douceur de ses caresses me revenaient comme un coup dans l’estomac.
Non vraiment ça n’allait pas du tout. Je me relevais de ma couche, laissant ma tête partir en arrière, les yeux mi-clos, observant le ciel étoilé à travers la frondaison de mon arbre-maison.
Il fallait que j’en sache plus sur sa nature d’incube. Je voulais mieux comprendre, pas forcément pour combattre les effets qu’il avait sur moi car, je doutais qu’il en soit le seul responsable. Non juste pour mieux les supporter. J’enfilais rapidement un pantalon vert foncé, une chemine de manufacture elfique brune, très épaisse et après avoir enfilé mes bottes, je couvrais mes épaules de mon manteau et sortait.
Il gelait, c’était indéniable. Avec un ciel aussi dégagé quoi de plus normal. Je ne mis pas longtemps à traverser la pelouse et à m’engouffrer dans le bâtiment. Quel endroit était le plus approprié à mes recherches que la bibliothèque. Cependant je doutais fortement de croiser ce cher Ambroise à cette heure. Je devrais donc me reposer sur ses qualités d’organisation pour trouver les registres qui pourraient m’éclairer.
Je poussais la porte de l’immense salle et m’introduisit dans la bibliothèque avec silence. Après avoir refermé la porte sur moi, je décidais de me diriger vers le bureau ou un énorme bouquin était posé là. C’était sans doute le registre. Il était parfaitement organiser comme je l’avais supposé. Ce qui était étonnant quand on voyait le désordre de ses discours. Je tournais les pages cherchant la rubrique qui m’intéressait et trouvait enfin. Je glissais mon doigt pour suivre la ligne qui m’indiquerait l’allée, ainsi que l’étagère. Bien me voilà renseigné, allons trouver l’objet de mes recherches à présent.
Bien qu’il fasse relativement sombre, je n’avais pas vraiment de mal à me repérer. Nous, elfes sylvestres étions habitués à vivre sous l’obscurité du feuillage des arbres. Et c’était sans compter que j’avais la capacité de me transformer en un énorme félin.
J’avais détaché mon manteau et il flottait derrière moi, frottant sur l’arrière de mes bottes, provoquant un léger bruit mate. Que m’importe, je ne suis pas un voleur et je n’ai donc pas à me cacher. Je passais entre les rayons, cherchant la fameuse allée indiquée sur le registre quand entre deux rangées, j’entrevis une silhouette.
Je m’arrêtais entre les deux étagères marquant l’entrée d’une allée. Je détaillais un peu cette étrange vision. Il me semblait que c’était une jeune femme tout de blanc vêtu. Cependant, je la trouvais bien sombre malgré tout. Je fis un pas en avant.

- Bonsoir mademoiselle.

Je répondis à son salut. Il m’était bien étrange de trouver quelqu’un ici à cette heure. Visiblement je n’étais pas le seul qui avait un besoin urgent de consulter les pages d’un livre. Je m’avançais jusqu’à arriver à sa hauteur. Même si la lune n’était pas pleine, sa phase l’était suffisamment pour nous dispenser la lumière qu’il me fallait pour distinguer les traits de la demoiselle. Elle abordait de long cheveux noir et des yeux d’un rouge profond.
Ce n’est pas ses yeux qui me troublaient le plus. Leur couleur était quelque chose de courant par ici. Non c’était son aura qui me déstabilisait. Elle n’abordait aucune couleur. Comme si cette jeune femme était dépourvue d’émotion. C’était très étrange et je n’avais encore jamais vu cela. Cependant, je ne le montrais pas et je lui adressais un doux sourire.

- Avez-vous du mal à trouver le sommeil cher demoiselle ?

S’il n’était nullement interdit aux élèves de venir à la bibliothèque en pleine nuit, je n’en restais pas moins un professeur et je me devais tout de même de lever le voile sur sa présence ici même. D’ailleurs, je ne m’étais absolument pas présenté comme professeur ce qui pourrait la pousser à se méfier et à ne pas me répondre. Aussi je rattrapais ce retard.

- Veuillez pardonner mon impolitesse. Je suis le professeur Ciryiel Valareir. J’enseigne la botanique.

Bien me voilà à jour à présent.

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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mer 28 Déc - 14:58
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
FT. CIRYIEL




La présence arrivant près de Gaia, les rayons lunaires dévoila un jeune homme de grande taille au visage fin et aux yeux d’émeraude. De longs cheveux blonds parfaitement lissent retombait sur un joli manteau mais ce qui était le plus étonnant, c’était ces longues oreilles pointues, qui rappelaient celle d’un elfe. Enfin la monotonie de cette journée était cassée, même si la jeune femme souhaitait quelques minutes auparavant la tranquillité, elle était contente de rencontrer un nouvel occupant des lieux. Enfin contente, à sa façon…

S’approchant légèrement, le jeune homme salua Gaia avant de lui adresser un doux sourire. Même si elle avait envie de le lui rendre, c’était chose impossible. Cependant, il était plaisant de voir quelqu’un s’adresser à elle de cette façon. Le jeune homme arborait une certaine délicatesse dans sa façon d’être et son aura émanait quelque chose de très particulier. C’était difficile de décrire ce que l’ombre ressentait actuellement, c’était comme si elle ressentait une certaine pureté, douceur, sérénité.

- Avez-vous du mal à trouver le sommeil cher demoiselle ?

Ah le sommeil… Il est vrai que Gaia le trouvait difficilement et dormait très peu. Idées noires et cauchemars tourbillonnant sans cesse dans son esprit, l’empêchant d’avoir des nuits convenables. Mais avec le temps, son métabolisme pouvait se contenter de très peu afin de regagner des forces et ce n’était donc pas la raison de sa venue en ces lieux.

Plongeant son regard rougeâtre dans celui de son interlocuteur, elle s’apprêta à lui répondre lorsqu’il reprit la parole afin de se présenter. Ainsi il s’appelle Ciryiel Valareir et enseigne la botanique. C’est un bien joli nom pensa la jeune femme, quant à son enseignement, cela lui correspond parfaitement étant donné ce qu’il émane. A ce moment Gaia se remémora qu’elle avait aperçu dans l’enceinte de l’établissement une serre qui devait surement être le lieu où il donnait ses cours. Elle serait curieuse d’y assister un jour d’ailleurs.

- Enchantée Monsieur Valareir. Elle s’approcha afin d’être à la hauteur de son interlocuteur. Je suis Gaia Lockheart, je ne suis arrivée que très récemment dans cet établissement. Elle marqua une courte pause. Ce n’est pas réellement la difficulté à trouver le sommeil qui m’a fait venir ici, mais plus l’envie de trouver un ouvrage qui pourrait m’occuper l’esprit quelque temps. Et vous ?

Effectivement, sans la possibilité d’écrire tranquillement dans sa chambre, et n’ayant pas vraiment d’autre activité possible à faire à cette heure, Gaia s’était tourné vers la lecture. D’ailleurs, elle lisait énormément, dévorant bon nombre d’ouvrage sùrs de multiples sujets. Heureusement qu’elle lisait beaucoup d’ailleurs, c’est grâce à ça qu’elle avait appris beaucoup. Sa séquestration passée n’ayant aidé en rien pour apprendre ne serait-ce que les bases de la vie, elle avait dû remédier à cela. C’est ainsi qu’elle a assimilé bon nombre de notions.

Observant le jeune homme, plus elle restait auprès de lui, plus elle ressentait cette sensation étrange de quiétude. Cela ne la touchait pas directement au point de changer ce qu’elle ressentait au plus profond d’elle, mais c’était plus dans l’atmosphère environnante. Comme si ce Ciryiel rayonnait d’une certaine manière. Voulant comprendre ce phénomène, elle hésita puis finit par reprendre la parole.

- Pardonnez-moi pour cette question mais… comment faite vous pour rayonner aussi positivement ? Dit-elle de son air toujours aussi figé. Je veux dire à ce point… depuis que vous êtes arrivé l’atmosphère autour de moi à changer. C’est bizarre mais… agréable, dit-elle dans un murmure.

Etant peu habitué à interagir réellement avec les gens, Gaia était encore maladroite dans sa façon de s’exprimer et ne savait pas trop s’il fallait dire ou non certaine chose. Sa curiosité étant toujours grandissante, elle voulait vraiment comprendre le pourquoi du comment. Et cette sensation, c’était vraiment nouveau pour elle. A vrai dire, il n’y avait que les ombres qui lui procurait un sentiment de bien-être et c’était certains Ciryiel n’en était pas une. Il fallait donc comprendre la source de cette sérénité.






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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Ven 30 Déc - 13:16
Ciryiel Valáreir

Ft. Gaia Lockheart


Douce lecture nocturne

Alors qu’elle se présentait également à moi et m’expliquait de manière limpide sa présence, mon regard glissa sur la tranche de son livre pour en saisir le titre. Je ne pus retenir un sourire. Voilà une drôle de coïncidence n’est-il pas ?

Le Silmarillion… Une œuvre de ce bon vieux Tolkien. Il avait si bien rendu hommage à notre peuple à travers ses récits. Ce récit était tout de même rester longtemps caché, mais il était tombé entre les mains de son fils qui avait sans doute voulu rendre un dernier hommage à son défunt père en le rendant public. Beaucoup de chose sur notre histoire y étaient révéler. Bien sûr tout était noyé dans l’imagination de cet homme, mais comme toute bonne histoire, elle avait sa part de vérité. Dans ce récit, il présente les Valar. Dont notre ligné tire d’ailleurs le nom. Étant donné le don dont ils nous avaient gratifiés. Le titre du livre reprenait le nom de joyeux faisant la fierté de notre peuple. Bien que Tolkien est volontairement falsifier leur nom à notre demande. Hors de question de révéler leur existence aux humains, ils étaient beaucoup trop puissant…

Mais je m’égarais et mes yeux remontèrent rapidement sur la jeune femme que je pouvais bien mieux distingué à présent qu’elle se tenait dans le même raid de lumière que moi. C’était pourtant étrange, mais il semblait que malgré la clarté de notre astre, elle soit toujours dans… L’ombre. Peut-être étais-je simplement fatigué. En tout cas, je me fis la réflexion qu’un aussi joli visage serait bien mieux s’il était illuminé d’un sourire…

- Pour ma part, je fuis le sommeil. Je suis tourmenté et j’espérais trouver certaines réponses dans les ouvrages ici présents…

Ma voix était douce, calme et chaleureuse, comme à mon habitude. Hmm d’ailleurs c’était qu’elle allée déjà ? Ah oui, la 46, il ne fallait pas que j’oublie tout de même ce pour quoi j’étais présent. J’aurai pu m’offusquer de la voir m’interroger sur ma propre présence, cependant, je ne voyais nullement l’intérêt de la lui cacher. Si un élève seul au milieu de la nuit dans la bibliothèque pouvait paraitre suspect, pourquoi n’en serait-il pas de même pour un enseignant ? Le statu ? Je n’y accordais aucune importance. Nous étions tous sur la même terre et nous respirions tous le même air. Ce qui en ses points, nous rendaient tous parfaitement égaux.
Sa question me déstabilisa grandement. Comment je faisais quoi ? Je faisais vraiment ça moi ? Voilà quelque chose dont je ne m’étais jamais aperçu. Elle était bien la première personne à me le faire remarquer par ailleurs.

- Voilà une question intéressante que je ne m’étais jamais posé moi-même…

Alors je donnais vraiment l’impression de rayonner ? Ça plaisait fortement à mon égaux d’elfe qui bombait déjà le torse, prêt à étaler sa supériorité. Mais non, je n’étais pas meilleurs que d’autre et je tachais de refouler un peu ma nature qui revenait bien vite au gallo. Je souris cependant, amusé.

- J’imagine que c’est parce-que je suis bien entouré.

Au sein d’une forêt, je me sens calme et apaisé. Je sens la puissance de notre mère sous mes pieds et même dans l’air. Et ici, dans cette pièce ou le silence n’était troublé que par nos paroles, il en allait de même. J’ouvrais mes bras dans un geste lent et laissait le flux de vie végétal remonter en moi. J’avais alors les yeux fermé, un sourire serein sur le visage. Quand je les rouvris, imprégné de cette force, mes yeux émeraude luisaient.

- Même si leur apparence est changée, leur nature reste égale.

Partout autour de nous, des feuilles et de pousse verte fleurissaient sur les livres, les étagères, et même le sol. Nous étions entourés d’arbres. Les livres étaient fait à partir de pâte à papier qui elle-même était fabriqué à partir de bois. Les étagères et le sol était en bois. On ne tue jamais un arbre. On ne fait que le transformer, la vie reste en lui éternellement. C’est ce qui fait que les vieilles demeures faite essentiellement de bois grincent perpétuellement. Le bois continue sa vie, insensible à la nôtre. Le feu est le seul capable d’y mettre fin. C’est pourquoi je m’en tenais éloigné comme la pire des maladies.
Je résorbais mes créations, les incitants à retourner au flux. Ambroise ne me pardonnerais pas de mettre du désordre chez lui. Mes yeux perdirent leur lumière pour reprendre leur naturel.

- Je ne m’étais jamais aperçu que je transmettais cela autour de moi. Veuillez m’excuser, il semble que ce soit parfaitement involontaire et incontrôlable…

Je m’inclinais devant la demoiselle.

- Mais si je peux me permettre une hypothèse, il me semble que ce soit quelque peu similaire à votre propre personne. Les ombres semblent attirées par vous et elles vous suivent comme si vous étiez leur aimant.

Je ne me voyais pas effrayer par cela. Je lui souris avec bienveillance avant de signer son livre.

- Votre lecture est forte intéressante. Messire Tolkien sait parfaitement retransmettre ses visions à travers ses récits. Même si parfois, ses descriptions sont un peu trop… Précise…

Je crois qu’il avait tenue à ce que chaque image qu’il avait gravé dans sa mémoire soit scrupuleusement retransmise dans le moindre détail. Ce qui donnait parfois énormément de longueur a son récit…
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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Ven 30 Déc - 18:44
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
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Ciryiel indiqua la raison de sa venue aussi tardive dans ses lieux : ainsi il était tourmenté et en quête de réponse. Cela surpris grandement Gaia qui se demandait comment il pouvait retransmettre autant d’énergie positive en ayant un esprit tourmenté ? Elle admirait réellement la sérénité à laquelle il faisait preuve, tout en cherchant les mécanismes lui permettant d’arriver à telle fin.

D’ailleurs, lorsque la jeune femme le questionna sur son rayonnement positif il fut déstabilisé. Il ne c’était donc jamais posé cette question ? Et d’ailleurs, se rendait-il réellement compte de ce qu’il émanait ? Gaia étant sentimentalement une coquille vide, elle ressentait peut-être avec plus de force la bonne aura d’autrui. L’entourage auquel Ciryiel devait être habitué ne ressentait surement pas, avec autant d’ampleur, ce qu’il émanait et ne lui avait donc jamais souligné. Du moins, c’est ce que Gaia pensait.

Bombant le torse et souriant d’un air amusé, il reprit la parole.

- J’imagine que c’est parce-que je suis bien entouré.

Plongée dans ses pensées afin de décortiquer chaque dire du jeune homme, Gaia reposa vite son attention sur ce dernier qui ouvra doucement les bras, fermant les yeux, prônant un doux sourire. L’atmosphère changea aussitôt, devant plus dense mais légère à la fois. Inclinant légèrement la tête pour regarder Ciryiel qui ouvrait les yeux, Gaia fût surprise de voir son regard d’émeraude luire de la sorte. Cela lui rappela instantanément son propre regard lorsqu’elle était prise d’une crise de démence. Mais là, il n’en était rien, c’était bien tout le contraire.  

- Même si leur apparence est changée, leur nature reste égale.

Sur le moment l’ombre ne compris pas de telles paroles, mais les gestes de Ciryiel leur firent vite prendre un sens. Feuilles et pousses vertes se mirent à sortir des livres, des étagères et même du sol. Comme si la forêt reprenait vie dans cette bibliothèque. Même si Gaia avait toujours son même air figé, elle n’était pas moins surprise et subjuguée par de telles créations. Elle tendit même le bras pour toucher délicatement une des feuilles, le pouvoir du jeune homme était magnifique…

Admirant ce qui l’entourait, elle n’eut le temps d’en ressortir chaque détail car tout se résorba assez rapidement. Elle posa alors son regard sur son interlocuteur dont les yeux étaient redevenus normaux. Ce dernier s’excusa de ce qu’il transmettait autour de lui, et lui avoua que ce n’était pas contrôlable. Gaia le regarda s’incliner mais ne compris pas pourquoi il s’excusait pour ça. C’était loin d’être une mauvaise chose ! Cela ne pouvait qu’être que bénéfique pour son entourage. La jeune femme voulue lui dire mais il enchaina aussitôt en mettant en avant une hypothèse la concernant : son cas lui était similaire. Ciryiel parla des ombres de Gaia, qui semblaient être attirés par elle et ne manquaient pas de la suivre. Il avait donc remarqué ? En même temps, ce n’était pas étonnant, il est certain qu’il possède bien des ressources ainsi que des facultés à comprendre ce qui l’entoure.

- Ne vous excusez pas d’être tout simplement vous Monsieur Valareir. Elle inclina la tête. J’espère sincèrement que vous rayonnerez ainsi continuellement, aussi bien pour vous que pour ceux qui vous entourent. Elle posa sa main et la fit glisser le long d’une étagère. Votre pouvoir Monsieur… Il est magnifique. Vous êtes un Elfe n’est-ce pas ? Je dois avouer que je vous envie d’être aussi proche de la nature, d’être en quelque sorte, aussi pur.

Depuis le début de leur discussion, il est vrai que Gaia admirait bien des points que possédait son interlocuteur. Il était le parfait contraire de sa personne, et c’est peut-être pour cela qu’elle l’enviait. Même si elle ne le connaissait absolument pas, il avait l’air d’être tout ce qu’elle aurait aimé être. Calme, serein, émanant de bonne chose, proche de la nature et de la vie et surtout, son pouvoir était véritable et non une création.

Cependant la jeune femme ne vint pas à parler de ces ombres tout de suite, elle préféra ce concentré sur les prochains dires de l’Elfe qui concernait l’ouvrage qu’elle avait dans les mains. Apparemment Tolkien avait trop bien retransmis ces visions. Que cela voulait-il dire ? Les œuvres de Tolkien parlaient donc de chose véritable ? Bien que surprenant, ce n’était pas si étonnant que ça. Gaia étant actuellement face à un Elfe, pourquoi Tolkien n’aurait pu avoir même expérience ?

- Les ouvrages de Tolkien traitent donc de fait réel ? J’ai déjà lu certaine de ces œuvres, tel que les Enfant Hùrin ou le Seigneur des Anneaux, elles ont donc un fond de vérité ? Elle marqua une courte pause. En même temps, lorsque l’on voie la précision de ces descriptions, c’est si réel… Et puis, il est doué pour faire ressortir la vraie nature des hommes. Leur soif de pouvoir, leur cruauté…

Le regard de la jeune femme devint plus intense auprès ses mots, l’atmosphère devint ainsi plus lourde. C’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait supporter la nature humaine, même lorsqu’elle n’évoquait qu’à peine le sujet. Baissant légèrement la tête pour regarder l’obscurité à ses pieds, une ombre glissa derrière la jeune femme et se matérialisa, grossissant de plus en plus dans un tourbillon de ténèbres pour y faire sortir une créature d’ombre, faisant deux têtes de plus que le jeune Elfe. Les traits de cette créature finirent par se détailler, et elle ouvrit les yeux : deux yeux rouges flamboyants.

- Vous avez vu juste Monsieur Valarier, les ombres et moi ne faisons qu’un.

Elle tourna le dos à son interlocuteur pour faire face à sa création, fixant son regard.

- C’est loin d’être aussi pur et beau que votre pouvoir je dois l’admettre mais ces ombres sont ma vie, mon bien-être et mon espoir mais aussi ma démence, mon désespoir et surement ma mort.

Elle se tourna de nouveau afin d’être face à Ciryiel, et dissipa son Noctulis qui laissa échapper un soupir macabre.

- Les hommes m’ont façonné ou plutôt… détruit. J’ai passé 13 ans dans des sous-sols à être torturé, prise pour cobaye, victime d’opération plus horrible les unes que les autres. Ma chair piqué par diverses substances, coupé ou encore brulée ; mes membres sans cesse mis à l’épreuve ; mes organes constamment triturer quand à mon sang il fit souiller par des produits aussi toxique que dangereux. Constamment à la limite de la mort mais jamais sans l’atteindre, subissant cette torture sans fin. Elle leva les bras. C’est ainsi qu’est né mon pouvoir ! Baissant doucement les bras ainsi que la tête elle murmura. Je vous envie Monsieur Valàrier, je vous envie vous et votre nature…






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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Dim 1 Jan - 20:32
Ciryiel Valáreir

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Douce lecture nocturne


Voilà une jeune femme bien agréable. Je lui souriais et hochais la tête. Perspicace également. Proche de la nature. Moui, nous étions ses enfants, en quelque sorte. Cependant, même si une personne non elfe ne pouvais pas le devenir, elle pouvait tout de même se rapprocher de notre Mère. Bienfaitrice, elle prenait toute personne sincère, sous son aile.
Cependant, je fronçais légèrement les sourcils. M’envier ? N’était-ce pas un peu extrême ? J’avais envie de rassurer cette enfant mais je ne la connaissais pas suffisamment pour me prononcer. En fait en dehors de son nom et de son physique, je ne l’a connaissais absolument pas. Donc je ne puis lui dire qu’il était possible pour elle de se rapprocher de la nature…

Je laissais rapidement mon interrogation de côté quand elle rebondit sur les œuvres du célèbre écrivain.

- Je vous laisse seule interprète de ses récits, mademoiselle Lockheart.

Un doux sourire énigmatique c’était glissé sur mon visage. Nous n’étions pas vraiment autorisés à révéler notre mode de vie aux extérieurs. Si John n’avait pas noyé nos coutumes au milieu de choses invraisemblables, nous n’aurions pas pu vivre aussi longtemps. Et puis, la naïveté de l’Homme avait joué également en notre faveur.
Je levais les sourcils, étonné de constater autant de véhémence pour la race Humaine. Là-dessus elle n’avait visiblement rien à envier aux miens. Bien que son aura soit dépourvue de couleur, je n’en constatais pas moins son agitation à l’évocation de ses paroles.
Alors que je l’observais baisser la tête, je m’aperçus du mouvement et de la transformation qui s’opérait. Il me semblait qu’une créature impressionnante sortait d’un vortex d’ombre. Elle prit peu à peu des formes plus précises. Gaia rouvrit les yeux et je constatais que son pouvoir à l’instar du mien faisait miroiter ses yeux. Je restais néanmoins d’un calme olympien à fixer la création de la jeune femme.
Elle me confirma mes suppositions et se dénigra. Voilà un bien cruel manque de confiance en soi. Je détachais mes yeux émeraude de l’ombre pour la regarder alors qu’elle venait juste de dissiper la chose. Je m’apprêtais à lui faire part de mon impression concernant sa démonstration mais elle s’exprima avant moi et me laissa quelque peu hébété.
Non… Assez de colère… Je l’écoutais alors que je n’avais qu’une envie, fuir. Mes doigts s’étaient plier et formaient des poings serré de même que ma mâchoire. Non cette fois, je ne laisserais pas mon pouvoir se manifester. La bibliothèque en paierait le prix et ce n’était pas à elle de régler cette note.
Je m’étais laisser tomber, après avoir ressenti une grande lassitude, et des branches savamment tressées m’avaient réceptionné pour me fournir un siège confortable. Accoudé, je me frottais le front.
Vraiment, je ne saisissais pas du tout les intentions de cette race. Au nom de quoi ou pour qui faisait-il tous cela ? Dans quel but torturaient-ils ceux différents d’eux ? Pire encore ! Pourquoi torturaient-ils leurs propres frères pour les changer ? Pourquoi tant de violence ? Que cherchait-il donc à faire ?
Je me massais la tempe. Lawrence, Vivien et maintenant cette jeune femme. Il était plus difficile pour moi de ne pas me sentir moins concerné par son sort que par ceux des deux autres. Ils faisaient partie de mon peuple. Cependant, je n’en étais pas moins touché. Mais, je commençais sincèrement à douter de mes certitudes. Y avait-il encore du bon en l’Homme ? Pouvait-on encore espérer un changement pour Lui ? Cette bataille que je m’efforçais de mener contre les miens pour leur prouver leur tors ne faisait que me prouver mes propres tors… Cependant, je savais une chose et ça… Nous le savions tous, nous les elfes…
Je relevais les yeux et à l’aide d’une douce fleur, lui faisait relever la tête.

- Mademoiselle Lockheart… Croyez bien que je compatie sincèrement à votre histoire. Soyez certaine que je nourris à l’égard de l’espèce Humaine de forts sentiments répréhensible. Cependant, ce que je suis, n’est nullement le fait de ma nature ni même de la Nature.

Pauvre enfant, je n’étais pas certains qu’il n’en avait pas profité pour la formater à des idées préconçues. Cela ne m’aurait même pas étonné.

- Vous êtes ce que vous choisissez d’être. Nul autre que vous-même n’a le droit à ce chapitre-là.

Je la regardais droit dans les yeux. Ma voix était toujours douce et profonde. Je m’étais penché et mes coudes étaient à présent appuyés sur mes genoux. La fleur que j’avais utilisée pour lui faire redresser le minois était venue se glisser dans ses cheveux.

- Votre création était magnifique. Ce n’est pas parce-que vous tenez votre pouvoir d’acte immonde, qu’il fait de vous-même une personne immonde. Loin de là.

Je pense que je n’ai pas vraiment le droit de divulguer ce genre de chose, alors j’ai essayé d’être un peu… Evasif, tout en restant clair. Ce qui n’était pas forcément facile.

- Je ne suis pas « pur », comme vous le dite, parce-que je suis un elfe, ni même parce-que je tire mon pouvoir de notre Mère. Certains des miens sont mauvais, à l’image des Hommes. Nous avons tous le choix.

Les Drow n’étaient pas vraiment apprécié par chez nous. Ces elfes noirs ne respectaient rien. Pas même eux-mêmes. Cupides, brutaux, colériques… Il s’était détourné du chemin… Bien sûr, ils étaient une minorité et heureusement…
Je me relevais et venait doucement effleurer la jolie fleure blanche qui ornait à présent ses long cheveux noir.

- Personne ne changera le passé. Cependant, vous êtes-vous. Vous êtes ici. Croyez-le, il n’en serait rien si vous n’aviez pas un peu de cette pureté que vous m’enviez tant.

Je doutais sincèrement que les directeurs, aussi fou soient-ils, laissent entrer au sien de l’établissement une créature profondément mauvaise. Elle avait le choix et le fait qu’elle soit ici prouvait qu’il n’avait pas encore été fixé.

- Si vous ne croyez pas en vous-même, alors je croirais en-vous, pour vous…

Je lui souris avec bienveillance.
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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Lun 2 Jan - 0:30
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
FT. CIRYIEL




Concernant les œuvres de Tolkien, Ciryiel ne se prononça pas, et d’un sourire énigmatique, il la laissait avoir ses propres interprétations. Etant donné qu’elle était en face d’un Elfe et qu’elle avait pu admirer brièvement un aperçu de ses pouvoirs, elle ne doutait pas que les récits de Tolkien possèdent une part de vérité. Mais jusqu’à qu’elle mesure ?  Ce pourrait être intéressant de dénicher ce qui est pure fantaisie et ce qui ne l’est pas. Encore faut-il qu’elle en apprenne plus sur les enfants de Mère Nature.

Après la petite démonstration du pouvoir de Gaia, les dires qui s’ensuivirent eurent pour effet d’affecter fortement son interlocuteur. Certes, elle n’avait utilisé aucune fioriture pour évoquer son triste passé mais elle ne pensait pas toucher autant Ciryiel avec son histoire. Serrant les poings et les dents, l’on voyait qu’il prenait sur lui. Il finit d’ailleurs par ce laissé tomber avant que des branches ne viennent former un siège qui le réceptionna.

- Monsieur …

A ce moment, l’Ombre s’en voulait. Toujours la tête baissée mais relevant légèrement les yeux pour apercevoir l’Elfe qui se massait la tempe, il avait l’air perturbé, perplexe, plongé dans ses pensées. Gaia devait réellement apprendre à comment bien se tenir avec et envers les gens. Elle était trop brute dans sa façon d’être, beaucoup trop maladroite, et elle ne voulait pas perdre son entourage déjà restreint à cause de ça. Son cœur se sera et sa respiration s’accéléra, elle s’en voulait réellement. Etait-ce ça un sentiment ? L’Ombre aurait voulu en ressentir un dans d’autre circonstances…  Cependant, elle fut sortie de ces pensées par une douce fleur qui lui fit relever la tête.

Plongeant son regard dans celui de Ciryiel, elle écouta attentivement les propos qu’il tenait. Ainsi il compatit avec elle ? Cela la dérangea quelque peu. Non pas parce que cela voulait dire qu’il comprenait ce qu’elle avait vécue, mais surtout parce qu’il faisait preuve d’empathie. Elle l’avait déjà assez troublé comme ça, elle ne voulait donc pas lui en faire subir encore plus. Mais c’était trop tard malheureusement.  Rha pourquoi elle ne c’était pas tût au lieu de raconter son passé !

Ciryiel indiqua par la suite, d’une voix toujours aussi douce, que ce qu’il était n’était pas dû à sa nature. L’on choisit ce que l’on veut être et c’est à nous seuls de faire ce choix. C’est vrai qu’il avait raison, d’autant plus que Gaia avaient fait de multiples fois cette remarque dans ses écrits. Cependant, il était parfois difficile de toujours croire à cela, et de s’y tenir.

Se penchant légèrement sur sa chaise, Ciryiel ne détacha pas le regard sur la jeune femme. Cette dernière, écoutant toujours aussi attentivement son interlocuteur, sentit la douce fleur ce glisser dans ses cheveux. Cela eut pour effet de la détendre un peu, son cœur ainsi que sa respiration ralentirent et les prochains dires de l’Elfe la confortèrent d’autant plus. Il trouva sa création d’ombre magnifique et souligna que même si son pouvoir provenait d’acte immonde, elle, ne l’était pas. Il est vrai qu’elle c’était déjà demandé si elle n’était pas un monstre, une sorte d’abomination créée par les humains. Elle ne savait pas si elle était réellement bonne ou mauvaise, mais comme l’a dit si bien son interlocuteur, l’on est ce que l’on choisit d’être.

Après avoir marqué une courte pause, Ciryiel indiqua que malgré sa nature et son pouvoir il n’était pas pur comme l’avait souligné l’Ombre un peu plus tôt. Apparemment, certain des siens étaient mauvais. En même temps cela n’était pas étonnant, qu’importent les peuples et leur origine, ils y en avaient toujours qui s’écartaient du chemin. Cependant, même si l’Elfe réfutait cette pureté, la jeune femme le verrait toujours comme tel, quoiqu’il fasse.  

Ciryiel se releva ensuite, afin d’effleurer doucement la fleur qui se trouvait dans les cheveux de la jeune femme. Elle fut une peu surprise, son cœur fit un bond et elle ferma les yeux quelques secondes. A vrai dire, peu de geste aussi délicat avait été en sa faveur depuis le début de son existence. Au premier abord c’était la défensive qui avait pris le dessus mais quand elle rouvrit les yeux, elle apprécia ce geste.

Ne disant toujours aucun mot, Gaia fût surprise quand l’Elfe lui dit qu’elle avait aussi un peu de pureté en elle sans quoi elle ne serait arrivée là. De la pureté dans les ténèbres ? Elle comprit ou son interlocuteur voulait en venir, mais elle doutait d’elle. Pouvait-elle réellement continuer d’avancer ainsi ? Hum… Les prochains dires de Ciryiel lui firent arrêter toute réflexion, que venait-il de dire ? Il allait croire en elle ? Venait-il réellement de dire ça ?

- Je… euh… Monsieur Ciryiel vous…


La jeune femme était toute déstabilisée, jamais on n’avait tenu de tel propos envers elle et personne n’avait fait preuve de tant de bienveillance. Relevant un sourcil, les yeux légèrement écarquillés elle n’arrivait toujours pas à croire ce que venait de lui dire Ciryiel. Même dans ses rêves les plus fous elle n’avait jamais pensé à ce que quelqu’un croie en elle. Et cela venait de se produire avec une personne qu’elle connaissait à peine mais auquel elle se sentait déjà si proche.

Tremblant légèrement elle prit la main de Ciryiel qui avait caressé la fleur et la serra dans les siennes. Même sa peau était douce et délicate, comme tout ce qu’il avait fait jusqu’à présent d’ailleurs.

- Je ne saurais vous remercier assez pour ce que vous faites pour moi Monsieur Ciryiel. Merci infiniment.


Elle relâcha sa main délicatement, n’était pas vraiment à l’aise avec ce genre de contact car elle n’en avait eu que très peu. La jeune femme était vraiment une inconnue dans le contact humain, que ce soit par les dires ou les gestes, et encore plus pour les réactions. C’était un comble d’analyser autant les personnes et d’être aussi maladroite envers autrui.

- Il est vrai que je manque cruellement de confiance en moi et que j’ai du mal à trouver un but à mon existence mais vos propos me réconfortent… A vrai dire personne n’avait jamais placé sa confiance en moi, personne ne croyait en moi. C’est un honneur que vous m’accordez Monsieur. Mais… dites-moi… vous ne m’abandonnerez-pas ?


C’était à présent sa peur et elle s’étonna elle-même de cette réaction. Gaia c’était quelque peu accrocher à Ciryiel et elle ne voudrait pas perdre cela. En fin de compte, ce n’était pas le fait de perdre ce qu’il pouvait faire envers elle qui lui faisait peur, mais de perdre ce qu’elle pourrait faire envers lui. Il était l’un des rares à avoir tendu une main vers les ténèbres, elle voulait donc tout faire pour lui, faire un maximum si elle pouvait l’aider en quoi que ce soit.
Maintenant, elle voulait en connaitre plus sur l’Elfe. Elle voulait l’aider, faire quelque chose pour lui, lui qui avait déjà fait tant pour elle, même s’il ne le remarquait peut-être pas.

- Si je peux me permettre de vous demander cela, j’aimerais passer plus de temps en votre présence et vous rencontrer à nouveau si cela est possible.
Elle marqua une courte pause, un peu gênée. Mais assez parler de moi hein, vous m’aviez dit être tourmentés tout à l’heure, d’où votre venue en ces lieux, puis-je en connaitre la raison ? J’aimerais vous aider à mon tour…









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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mar 3 Jan - 10:46
Ciryiel Valáreir

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Douce lecture nocturne

Malgré son manque d’expression et l’absence de couleur au sein de son aura, il me sembla qu’elle était bien troublée par mes paroles. Oui son histoire m’avait perturbé. Dans mon petit cocon au sein de ma forêt je m’étais pris à rêver que l’humanité n’était pas mauvaise, juste un peu maladroite et que nous étions trop sévère à son encontre. J’avais exprimé mon point de vu face au miens. J’avais pensé qu’en faisant découvrir notre culture à leur yeux, ils pourraient devenir meilleur. Aujourd’hui, après avoir rencontré ces élèves au passé torturer par ces êtes que je souhaitais sauvé, je comprenais enfin pourquoi les miens m’avais jugé dangereux dans mes propos et avaient fait le choix de me tenir loin d’eux. Il n’y avait sans doute plus de rédemption possible pour ces êtres.

La jeune femme me remercia. Je ne pensais pas que je m’méritais d’être remercié pour cela. Dans le fond, c’était mon travail de soutenir les élèves de cette école. Je me devais de les porter et de les pousser à aller de l’avant. Je luttais désespérément pour ne pas retirer ma main. En dehors des nôtres, et des rares personnes que nous choisissions d’aimer et qui n’était pas de notre race, nous ne voulions pas de contact physique. Cependant, je ne devais pas me soustraire à celui-ci. Je constatais qu’elle n’était pas froide comme je l’avais imaginé. Sans doute son absence d’expression et toutes les ombres tournant autour d’elle m’avaient donné cette impression. J’étais heureux de constater que je m’étais trompé.
Elle relâcha ma main avec douceur et je m’aperçus que je m’étais arrêté de respiré. Elle non plus ne devait pas avoir ce genre de contact d’ordinaire. J’avais sentis à travers ce geste combien mes paroles avaient été salutaires. Je regardais ma main. Je ne me pensais pas capable d’une aussi grande maitrise sur moi-même… Je souris un peu tristement, toujours les eux fixer sur ma main. Je pense que le temps passé avec Cassandre à lutter plus ou moins contre son emprise, pour essayer de comprendre où se situaient mes propres sentiments, m’avais fortifié.
Je relevais les yeux vers la jeune femme ténébreuse, étonné. L’abandonner ? Pouvais-je sincèrement affirmé que je ne l’abandonnerai jamais ? Je venais de prendre la résolution de rentrer chez moi et rien n’était moins sûr que mon retour ici. Je la regardais avec insistance. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas certain de rester ici encore très longtemps. Je fronçais les sourcils.

- Je serai là…

Je lui souriais avec une douceur infinie. C’était la meilleure réponse que je pouvais lui formuler à cet instant. Je ne voyais pas vraiment comment mieux la rassurer que comme cela. Et puis une lumière ce fit dans mon esprit et je farfouillais dans ma poche pour en sortir mon appareil. Mon… « Portable ». Je le lui tendais.

- Si vous avez un appareil semblable, entrez votre numéro et prenez le mien. Comme ça, si vous voulez me voir, vous pourrez me joindre.

Je n’étais pas sûr qu’il fonctionne chez moi pour tout dire. Et je préférais la laisser entrer et prendre mon numéro parce-que j’en étais pas encore capable moi-même. Comment pouvait-on faire des choses si compliqué… De plus, comme elle avait formulé la demande de réitérer nos rencontres, cela faisait d’une pierre deux coups.
Je rangeais mon téléphone dans ma poche une fois les manipulations terminé et la regardait surpris. Voilà qui était fort gênant pour tout dire. Je crois d’ailleurs que je m’empourpre là non ? Je m’éclaircissais un peu la gorge et passait mes mains dans mon dos pour les croisées.

- Je vous remercie de me proposer ainsi votre aide Mademoiselle Lockheart. C’est… Un peu…

Intime ? Oui très même. Comment lui dire qu’un incube me faisait complètement tourner la tête et que je ne savais absolument pas du tout où j’en étais ? Pire. Que loin de vouloir me défaire de son emprise, je ne souhaitais que mieux le comprendre. J’inspirais une grande bouffé d’air après avoir rejeté la tête en arrière et fermé les yeux. Je laissais, enfin, l’air s’enfuir de mes poumons avant de la regarder.

- Je m’efforce de vouloir comprendre un… Ami…

Je me dirigeais finalement vers l’allée que j’avais enregistrée dans ma mémoire. Mon doigt glissa sur les couvertures avant de trouver un certains nombres d’ouvrages. Je m’en saisis d’un et lui montrait la couverture.

- C’est un démon... un incube…

Je caressais la couverture avant d’ouvrir le livre et de commencer à parcourir en diagonale quelques lignes.

- J’espère que vous ne me jugerez pas trop durement…

Je ne savais pas ce qu’elle pouvait bien penser. Je ne savais même pas si elle avait déjà eu affaire à mon amant, le professeur Morwën. En fait, je ne savais pas s’il était le seul incube ici… Sans doute que oui. Le front plissé je lisais une description d’un de ces démons. Cassandre était bien loin de cela. Il était doux, charmant, agréable… Je lâchais un soupir.
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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Ven 6 Jan - 21:18
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
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"Je serai là…"

Ces trois mots résonnèrent dans l’esprit de Gaia qui fixait son interlocuteur au doux sourire. Elle avait désormais quelqu’un sur qui compter ? Réellement ? Drôle de sensation qu’elle éprouvait actuellement… Un  mélange de bonheur et de peur, de confiance et de méfiance, tout ceci était-il réellement vrai ? Quelqu’un lui avait réellement tendu sa main ? C’était irréel pour elle !

Farfouillant dans une de ses poches, le léger bruit que cela produisit fit sortir l’ombre de ses pensées et elle fixa le téléphone que lui tendait Ciryiel. Comme quoi, nature et technologie peuvent cohabiter. Ce fut vraiment une vision assez décalée que de voir un elfe avec un téléphone. Enfin, tout à l’air possible à l’Esperanza !

Ciryiel indiqua ensuite à la jeune femme que si elle possédait ce même genre d’appareils ils pouvaient s’échanger leur numéro afin de se contacter plus facilement. Prenant son téléphone, Gaia était contente d’avoir un moyen de le joindre, elle était même rassurée. Remerciant son interlocuteur, elle rentra son numéro et prit le sien avant de lui rendre son « appareil » comme il disait si bien. Elle espérait réellement pouvoir le rencontrer à nouveau, mais n’oserait surement pas lui envoyer de message, ayant peur de le déranger ou de se montrer trop insistante.

Lorsque l’Ombre lui demanda la source de ses tourments, Ciryiel fût surpris et rougit légèrement. Passant ses bras dans son dos afin de les croiser, il s’éclaircit la gorge avant de la remercier pour son aide. Il avait l’air déstabilisé, mal à l’aise, vraiment hésitant. Son comportement actuel était vraiment différent. Gaia avait-elle posé une question trop indiscrète ?

Difficilement, il lui indiqua qu’il essayait de comprendre un ami. Hum ? Pour être aussi mal à l’aise à son évocation soit son ami était vraiment spécial soit il était plus qu’un ami. Mais bon, ce n’était pas vraiment les affaires de la jeune femme. Elle allait faire son possible tout en évitant de trop s'initier dans sa vie privée. D’ailleurs, se dernier ce dirigea dans une autre allé et Gaia le suivit. Regardant attentivement vers quel ouvrage il allait se tourner, il le lui montra. Les rayons lunaires découvrirent une étrange couverture traitant des… démons ? Intéressant…

L’Elfe lui indiqua alors, qu’effectivement il s’agissait d’un démon et plus précisément d’un incube. En parcourant les lignes de son ouvrage il reprit la parole, il espérait que Gaia ne le jugerait pas trop durement. Mais, pourquoi ferait-elle une telle chose ? Elle n’était pas là pour juger qui que ce soit, elle souhaitait juste l’aider. Elle fixa alors Ciryiel, et prit la parole.

- Je ne suis certainement pas là pour emmètre quelconque jugement à votre encontre Monsieur Valàreir.

Elle s’approcha ensuite de lui afin de regarder l’ouvrage qu’il tenait entre ses mains de plus près. Elle n’avait pas d’immense connaissance sur le sujet, mais elle avait déjà plus lire plusieurs histoires concernant les incubes. Ils étaient des démons mâles qui n’avaient faim que d’abus sexuel sur des personnes endormies. L’ami de Ciryiel était effectivement très spécial, mais on ne pouvait le juger sur sa nature.

- Vous vous questionner sur sa nature ou sur son emprise sur vous ? Il faut trouver sur quoi se tourne vos interrogations Monsieur.

Gaia se recula légèrement afin de faire face à Ciryiel et elle créa des petits êtres d’ombres, d’une dizaine de centimètres, qui se positionnaient sur les étagères, et fixaient l’Elfe de leurs yeux rougeâtres.

- Sa nature, vous pouvez l’analyser, la comprendre, mais jamais elle ne changera. Et vu qu’il s’agit de votre ami, je n’ai aucun doute que vous savez cela depuis longtemps. Mais… son emprise…
 
Les petits êtres de ténèbres sautèrent chacun à leur tour dans l’ombre de Gaia afin d’y disparaitre.

- Vous effraie-t-elle ? La rejetez-vous ? Ou au contraire….

Elle tourna le dos à l’Elfe afin de disparaitre complètement et rapidement dans sa propre ombre afin d’apparaitre dans le dos de ce dernier, près de lui, l’effleurant presque.

- Est-elle bénéfique pour vous ? L’acceptez-vous ?

Elle effleura diligemment ses cheveux d’Elfe avant de reprendre la parole.

- Si je peux me permettre, êtes-vous sûr que c’est votre ami que vous voulez comprendre, et non vous-même ?







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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mar 10 Jan - 18:52
Ciryiel Valáreir

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Douce lecture nocturne

Je l’observais et je fus surpris de voir, non pas son aura d’émotions trembloter mais plutôt quitter ses teintes de gris pour abordé des couleurs très pales, proche du blanc mais des couleurs tout de même. Et bien, c’était une bonne chose. Je lui souris vraiment heureux de constater ce changement que j’étais bien le seul à voir.
Je l’a laissait entrer son numéro de téléphone en espérant être capable de le retrouver pour la contacter. Ce qui n’était vraiment pas une certitude. Mais Lawrence m’aiderai sans aucun doute à lever le mystère sur le fonctionnement de cet appareil.

Je parcourais les lignes de l’ouvrage, cependant je trouvais qu’il n’était pas vraiment dans le sujet. Il dépeignait un portrait de la créature vraiment peu amène. Diabolique, mauvais, il prenait la vie de ses victimes dans leur sommeil, leur offrant tout de même mille plaisirs ce faisant. Je comprenais alors que mes rêves n’étaient peut-être finalement pas anodins. C’était Cassandre lui-même qui s’immisçait ainsi.
Je relevais les yeux sur la brune et inclinais la tête. Me voilà rassurer. Plus d’un aurait mal vu qu’un elfe fricotte avec un démon. Cependant, je ne voyais pas en quoi cela était interdit. Et puis quand on voyait Cassandre, on n’avait absolument pas l’impression d’avoir un démon en face de soi. Cependant, cette impression était de mon propre esprit ou c’était une réflexion issue de son attraction ? Je laissais mademoiselle Lockheart regarder le volume que je consultais et pris le temps de la réflexion  sur sa question.
Après tout sa nature m’étais connu, il ne me l’avait pas caché et j’avais bel et bien plongé dans notre échange en connaissance de cause. Cependant ce dont je m’interrogeais réellement était plus de savoir où se situait la frontière entre son pouvoir et ma propre volonté. Je ne savais pas si l’attirance que j’éprouvais pour le professeur de sciences était due à sa nature ou si c’était une véritable attirance.
La jeune femme s’était reculer et je sentais sur moi des dizaines de regards. Je relevais de nouveau les yeux pour constater de nouvelles créations de sa part. C’était assez étrange de se voir observer de la sorte. J’avais l’impression d’être de nouveau au milieu de l’arbre millénaire à attendre mon jugement de la part des anciens…
Je l’écoutais avec attention, même si je ne pouvais m’empêcher de regarder ses petits êtres disparaitre après un plongeon dans l’ombre de laquelle ils étaient sortis. C’est un spectacle fascinant. Sauf que mon interlocutrice disparue. Interloqué, je regardais avec insistance le coin de ténèbres où elle se tenait plus tôt avant de la sentir dans mon dos, ses doigts venant effleurer quelque mèche de mes cheveux.
J’aurai pu prendre ses actes pour une menace. C’était assez, mystérieux comme comportement. Cependant, je n’avais rien à craindre d’une ombre. Et encore moins de cette jeune femme. Elle m’avait expliqué plus tôt que s’était un moyen pour elle de se sentir bien. Je me tournais légèrement pour saisir sa main qui retenait en otage une de mes mèches blondes et je lui souris avec douceur.

- Je ne changerais sa nature pour rien au monde. De même que je ne souhaiterai nullement qu’il lutte contre pour une quelque raison.

Je gardais encore en mémoire le fait qu’il ne se nourrissait pas très bien ses derniers temps, et maintenant que je savais que mes rêves n’en étaient pas vraiment, je commençais à craindre pour sa santé.

- Quand a son emprise, je ne cherche pas à lutter contre. Je dirais même que je la subis avec… Un certain plaisir…

Je ne doutais pas qu’elle saurait ou je voulais en venir. Mais n’oublions pas dans cette histoire que mon amant devait faire sans aucun doute d’une grande retenu pour me laisser la vie sauve. A chaque fois…

- Ce que j’aimerai savoir c’est où se situe la frontière entre son emprise et mes propres sentiments… Cette attirance que je ressens, c’est de son fait ou du miens ?

Je repensais à l’une de ses questions et je ris légèrement.

- Et je me fiche que son emprise sur moi me soit bénéfique ou non. L’important c’est qu’il ne souffre pas…

Bon sang, comment était-il arrivé à un tel état de maigreur ? Pourquoi ? Et si c’était ma faute ? Je ne me le pardonnerais pas… Je préférais cesser tous contact avec le beau blond plutôt que de le voir dépérir de jour en jour…
Je relâchais finalement la main de la brune m’apercevant que je la tenais toujours et que j’avais déballé tout ça avec une certaine facilité. Ce qui ne me ressemblait absolument pas… Peut-être était-il plus facile de se confier à une inconnue… Je la dévisageais tandis que ses questions en soulevaient d’autres.

- Peut-être que j’ai tout simplement peur de comprendre que je ne suis qu’une distraction alors que j’aimerai croire qu’il y ait plus…
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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mer 11 Jan - 0:39
Gaia Lockheart




















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Monsieur Valàreir se tourna vers la jeune femme, et lui saisit sa main qui lâcha une de ses jolies mèches blondes. Sur l’instant, Gaia se demanda si elle ne l’avait pas mis mal à l’aise en touchant à ses cheveux, mais vu le doux sourire qu’il lui lança, ce n’était surement pas le cas. D’ailleurs, ce nouveau contact avec sa main, dérangea moins la jeune femme que la première fois, même si c’était elle qui avait enclenché ce geste. C’était en fin de compte relativement agréable, était-ce dû à sa nature ? Ou était-ce simplement la sensation que procurait quelqu’un agissant avec douceur ?

L’Elfe finit par répondre aux multiples questions de Gaia. Concernant la nature de son ami, il ne voulait aucunement la changer. A vrai dire c’était normal, c’était surement ce qui faisait sa spécificité et les gens ne seraient plus les mêmes si on leur enlevait cette dernière. Quant à son emprise, Monsieur Valàreir ne cherchait pas à lutter contre, bien au contraire.  

A ces mots, Gaia inclina légèrement la tête car elle trouva cela amusant. Un Elfe qui incarne une certaine pureté, qui se laisse aller avec un démon. Ce n’était pas commun c’est certain. Mais cette originalité et le fait que son interlocuteur en profite, l’Ombre trouvait ça bien. Il fallait profiter de la vie et saisir chaque occasion.

Cependant, l’Elfe ne savait définir si tout était question de l’emprise de son ami ou s’il avait de réels sentiments pour lui. Effectivement, la réponse à ceci était loin d’être facile. Même si Gaia n’avait jamais éprouvé ce genre de chose, elle avait assez observé le monde pour comprendre à quel point les sentiments étaient compliqués. Aussi bien à définir, qu’à trouver ou à montrer.

La jeune femme s’apprêta à lui répondre et entrouvrit légèrement la bouche avant que le rire de son interlocuteur la fasse s’arrêter. Il n’avait que faire des résultats de cette emprise, ce qu’il souhaitait avant tout, c’était que son ami ne souffre pas. Quel dire d’une belle personne venait-il de prononcer là. Il devait vraiment tenir beaucoup à cet ami.

Relâchant la main de l’Ombre, Monsieur Valàreir avoua ces craintes : Il avait peur de comprendre qu’il n’était qu’une distraction alors qu’il aimerait croire à plus… Compréhensif de sa part. Même si elle ne savait pas tout ce qui s’était passé entre lui et son ami, elle ne pouvait que deviner leur lien très fort. Mais il ne fallait oublier qu’il était un incube, et qu’il agissait comme tel.

- Je vois bien que cela vous perturbe beaucoup Monsieur Valàreir, alors, même si je ne suis pas une spécialiste sur le sujet, on va essayer d’éclaircir tout ça.

Levant les yeux vers le plafond et passant sa main dans ses cheveux, Gaia réfléchit longuement sur le sujet. Elle avait plein d’hypothèse mais est-ce que cela ferait vraiment avancer les choses ? Surement que l’Elfe savait tout ce qu’elle allait lui dire. Et puis, elle avait peur de le blesser en disant certaines choses. Mais d’un autre côté, elle devait être sincère avec lui, surtout qu’il avait fait confiance à la jeune femme en lui dévoilant tant de chose.

Elle plongea son regard dans celui de Monsieur Valàreir avant de s’exprimer.


- Une chose est sure, c’est que pour vivre, votre ami doit assouvir ces envies. Et qu’il possède des sentiments ou non pour vous, ne changeront pas ses actes dans l’immédiat. Moi-même j’ai déjà profité de certains hommes histoire de combler un manque, pas besoin de vous faire un dessin. Et n’ayant aucun sentiment il était facile de m’en séparer après.

Elle marqua une courte pause, relevant légèrement la tête et les yeux, afin de réfléchir.


- Ce qui m’échappe du coup c’est que je pensais que les incubes n’avaient pas de sentiments et qu’ils tuaient une fois leurs pulsions assouvies.  A moins que je sois dans un rêve, ce qui m’étonnerait fortement, vous vous dressez bien devant moi.  Alors il y a bien un lien entre vous. Cherche à savoir lequel…

La jeune femme  se gratta la tête, toujours en pleine réflexion. Elle cherchait à comprendre quel pouvait bien être ce lien en se remémorant les dires de l’Elfe ainsi que ses connaissances sur les incubes mais aussi sur celles des relations ‘humaines’.


- Hum…

Elle alla regarder les ouvrages qui étaient près de celui que l’Elfe avait pris. Concentrée, elle faisait tourner un doigt devant l’étagère en lisant attentivement les titres des livres. Penchant la tête tantôt à droite, tantôt à gauche, elle voulait vraiment aider Monsieur Valàreir.


- Grrr... Mauvaise idée les livres. Si c’est pour dire que c’est un démon aux pieds de bouc bla bla bla, ça ne sert à rien.  

L’Ombre abandonna donc cette idée et fit de nouveau face à son interlocuteur. La tête haute, ses yeux rouges plongés dans le regard de Monsieur Valàreir, elle se demandait qu’est-ce qui pouvait pousser un démon à ne pas le manger tout cru. Il fallait qu’elle en sache plus ! Quoique... Est-ce que cela l’aiderait réellement pour débloquer cette situation ?

Gaia tenta de sourire à l’Elfe mais en vain. Il n’y avait rien à faire, ses traits du visage étaient vraiment figés. Elle s’approcha donc un peu plus de lui, et leva sa main pour la poser délicatement sur la poitrine de Monsieur Valàreir, juste sur son cœur plus précisément. Elle sentit alors ses battements s’accélérer et ferma les yeux pour mieux les capter. Attendant quelques instants pour qu’il se calme, elle ouvrit les yeux  et reprit la parole.

- Ce cœur bat’ il réellement pour votre ami ou cherche-t-il juste de la compagnie ? Les sentiments sont parfois si vagues…






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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Dim 15 Jan - 12:54
Ciryiel Valáreir

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Douce lecture nocturne

J’avoue rester un petit peu déconcerté. Elle semblait vouloir réellement s’impliquer pour résoudre mon dilemme. Et je me surpris à me demander qui était le prof de nous deux. Nous plongeâmes dans un silence où nous réfléchissions tous les deux.
Pour ma part je me demandais comment je réagirais si effectivement, mon amant venait à se lasser de moi. J’en serait sans aucun doute meurtri. Cependant considérant sa nature et le fait qu’il me laisse en vie, je suis certain que je pourrais m’en remettre. Avec difficulté car cette ardeur dans nos échanges ne devait tout de même pas être anodine. Je perdrais une part de moi-même et je serais sans doute changer pour toujours, mais serait-ce véritablement un mal ?
Je relevais les yeux sur la brune dont les rayons de lune se reflétant sur sa tenue immaculée la rendaient presque irréelle. Son aura tremblotait et je m’interrogeais sur la raison de sa crainte. Elle me regarda avant de finalement prendre la parole.

Je savais déjà que Cassandre se nourrissait de ses ébats. J’en avais moi-même fait les frais et m’était sentit profondément fatigué aussi bien physiquement que moralement. Et quand je l’avais vu dans cet état, je n’avais pu que comprendre qu’il n’avait pas eu d’échange depuis un certain temps et que cela pourrait causer sa perte. Cette idée m’était tout bonnement insupportable. Le fil de mes pensée s’interrompirent sur la voix de la ténébreuse.
Elle avait raison. Cependant il y avait un facteur qu’elle ne devait pas oublier de prendre en compte.

- Je doute qu’il soit très bien vu qu’il tue un de ses collègues.

Je le pensais parfaitement conscient de ce fait qui plus ait. Mais elle n’avait pas complètement tors car je venais d’apprendre que mes rêves n’étaient pas suggérer par mes propres désirs mais par les visites du démon. Et je constatais que j’étais toujours un peu plus fatigué quand mes rêves me portaient vers lui. Je ne pus que sourire en me disant, peut-être un peu présomptueusement, que j’étais pour lui une nourriture très savoureuse et qu’il ne pouvait s’empêcher d’y revenir.
L’élève passa devant moi et consulta les livres sur les étagères. Elle était vraiment très appliquée, ce qui m’étonnait vraiment quand on savait qu’on venait juste de faire connaissance. Enfin je suppose que c’était aussi de ma faute car je lui avais tout raconté, ce qui je ne le cachais pas, me soulageais un peu tout de même.
Je me mis à rire.

- Il me semble qu’ils n’ont jamais rencontré cet être pour arborer d’aussi laides descriptions…

La beauté surnaturelle de Cassandre faisait partie de sa nature. Il était « fait » attirant de manière à ce que la séduction soit plus facile et ainsi son repas lui était servi sur un plateau. Elle se tourna soudain vers moi et ses yeux rubis se rivèrent à mes yeux émeraude. Je remarquais un tressautement au niveau de sa bouche. Ça avait été furtif mais je crois qu’elle avait voulu sourire. Par la nature qu’est-ce qu’ils avaient bien pu faire à cette enfant… ? Perdu dans son regard, je ne vis pas son geste et c’est seulement quand sa main fut posée sur mon cœur que je baissais les yeux dessus. J’avais raté quelques battements et je combattais cette envie de la repousser. Je savais qu’en acceptant d’être ici, je devrais accepter les contacts physiques avec autrui. Pas seulement avec les miens. Mais cette manie de vouloir toujours me toucher me perturbait. Je respirais profondément essayant de me calmer. J’avais fermé les yeux et me concentrait sur le tic-tac de ma montre poser juste sous la main de la jeune femme.
Je rouvris les yeux et la regardait. Un petit sourire c’était dessiné sur mes lèvres.

- Je ne sais pas si mon cœur bat ou battra réellement pour quelqu’un. Nous pouvons passer notre existence sans compagnon. Nous les elfes nous ne sommes pas prompts à nous offrir au premier venu…

N’était-ce pas ce que j’avais justement fait ? Pourtant j’avais passé plusieurs décennies à errer seul sans jamais me sentir attirer par quiconque. En revanche je ne doutais pas que mes sentiments étaient parfaitement clairs. Je désirais cet homme avec ardeur. Et je me plaisais en sa compagnie en dehors de nos échanges physique bien sur… De là à dire que je l’aimais vraiment… Je préférais me méfier de moi-même la dessus…

- L’amour d’un elfe n’est pas quelque chose d’anodin…
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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Dim 15 Jan - 21:10
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
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Lorsque la jeune femme  blâma les livres de ne voir les incubes que comme des démons aux pieds de bouc, Monsieur Valàreir rajouta qu’il n’avait jamais dû voir cet être pour en faire de telles descriptions. C’était certain. Gaia imaginait mal son interlocuteur attiré par une aussi vilaine créature. Elle était donc curieuse de savoir à quoi son ami ressemblait. Qui sait, elle finira peut-être par le croiser dans les couloirs un jour étant donné que selon les dire de l’Elfe, il enseignait ici.

Lorsque l’Ombre posa sa main sur le cœur de son interlocuteur, elle sentit qu’une nouvelle fois cela le dérangeais. Cependant, après avoir fermé les yeux quelques instants et en prenant sur lui, il fit abstraction de cela et lui adressa même un petit sourire.

Gaia comprenait son malaise. En ce qui la concerne, elle n’aimait pas les contacts physiques non pas parce que ça la dérangeait mais surtout car elle ne savait pas comment les gens allaient réagir et si elle avait le droit ou non. Toutefois, ce n’est pas cette impression qui ressortait de l’Elfe quand elle le touchait, c’était autre chose qui le dérangeait. Sentait-il les immondes produits chimiques qui circulaient dans le sang de la jeune femme ? En désaccord parfait avec la nature. Ou était-ce tout autre chose ? Elle ne le savait guère mais peut-être finira-t-elle par le découvrir.

Suite à la question de l’Ombre, Monsieur Valàreir lui expliqua que les elfes pouvaient passer leur existence sans compagnon et que ce n’était pas leur genre de s’offrir aisément. Hum… Avec ce qu’il lui avait raconté sur l’incube, il n’y avait pas de doute que ce dernier usait de sa nature pour avoir pu s’approcher aussi facilement de lui alors. L’Elfe finit ensuite par dire que leur amour n’était pas quelque chose d’anodin.

- Certes… Alors excusez-moi de mettre fourvoyer à votre égard Monsieur Valàreir.

La jeune femme enleva délicatement sa main et observa la montre qui avait effleuré ses doigts. C’était un bien bel objet, d’argent surement, vu comment les rayons lunaires se reflétaient dessus. Mais ce n’était pas le moment de s’attarder sur un détail comme celui-ci, pour l’heure, il fallait aider le beau blond.

- L’amour, les sentiments… ce sont des notions bien vagues pour moi. Qui me laisse même indifférente je dois dire. J’ai du mal à vous aider sur le sujet pour le coup.

Plissant légèrement les yeux, elle réfléchit sur la façon d’apporter un peu plus de lumière sur le problème de son interlocuteur. Au final, ce n’était pas tant l’incube le sujet mais plutôt la définition du lien qui les unissaient. La nature de ce dernier n’était qu’au second plan. Tournons-nous vers le vrai problème alors !

- Il nous faut connaitre ce que vous éprouvez réellement pour lui alors.

La jeune femme fit volteface et chercha un registre dans la bibliothèque afin de trouver des ouvrages plus tournés vers la psychologie ou quelque chose du genre. Marchant rapidement à travers les allées, elle se dirigeait plus avec l’aide des ombres qu’avec les reflets de la lune et elle finit par trouver le dit registre, posé sur un grand bureau. Elle l’ouvrit donc délicatement et trouva le numéro de l’allée qui contenait les livres tant recherchés.

Gaia y alla donc de ce pas et saisit un gros ouvrage porté sur l’Homme, le cerveau et la psychologie. Tournant les pages au fur et à mesure, elle lisait en diagonale afin de trouver la réponse tant espérée. Cependant, un chapitre attira son attention et elle ralentit dans sa lecture pour vraiment s’attarder sur chaque ligne.

Il ne s’agissait pas d’amour, loin de là, ce chapitre parlait de la folie humaine ainsi que leur besoin de supériorité. Plus elle lisait, plus ses yeux scintillaient, et elle laissa même échapper des fumeroles d’ombres derrière elle, qui l’enveloppa peu à peu. Tout paraissait si réel, toutes les constations présentes étaient celles que l’on pouvait retrouver dans son cher cahier de notes. Chaque idée soulignée faisait ressortir en elle des exemples personnels marquants.  

Les fumeroles finirent par être beaucoup plus conséquente et gagnaient en noirceur, laissant échapper un profond sentiment de douleur et de tristesse. Gaia se laissa alors tomber sur les genoux, le livre toujours entre ses mains et soupira, faisant disparaitre peu à peu ses ombres.

- Ce n’était pas ça que je cherchais …

L’ombre tourna les pages du livre lentement, fatiguée, et de son air toujours aussi figé, perçait chaque ligne de son regard. Elle finit par tomber sur un chapitre traitant de l’Amour et des envies.

- Voilà… c’est ça qui est intéressant…

Toujours par terre, elle ferma les yeux et prit une grande inspiration. Le précédent chapitre l’avait quelque peu troublé. Il lui fallait quelques minutes de calme et de vide intérieur pour se relancer dans ses recherches efficacement et aider l’Elfe.






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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Lun 16 Jan - 19:05
Ciryiel Valáreir

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Douce lecture nocturne

Je la regardais tandis qu’elle s’excusait. Je secouais la tête.

- Ne vous excusez pas.

Elle ne connaissait pas les elfes, je veux dire en dehors de tout ce qu'on racontait dans les histoires et qui était plus ou moins vrai. Et en plus, elle ne me connaissait pas, moi. Je n’allais certainement pas la blâmer. Elle essayait simplement de m’aider et rien que le fait de le vouloir me rendait reconnaissant envers elle. Elle avait retiré sa main et regardait ma montre à gousset. Je suivis son regard et me perdait quelque seconde à mon tour dans la contemplation de son cadran. Je revenais bien vite à la brune cependant.
Etonné, je restais quelque peu en suspens. Alors pour elle, ce n’était que des mots vident de sens ? Elle ne savait absolument pas ce que c’était ? Elle avait évoqué un passé sombre sur une durée de 13 années, mais, il devait bien y avoir eu un « avant » ? Elle me semblait bien plus âgée qu’un être humain de 13 printemps. Oh sans doute pas de beaucoup. Peut-être que ce qu’on lui avait fait subir avait altéré sa mémoire ?

- Le temps vous offrira l’opportunité de les découvrir…

Si elle avait oublié, nul doute que maintenant libre, elle pourrait se reconstruire. De plus, ici, elle trouverait d’autres personnes comme elle. C’était beaucoup plus facile quand on se sentait accepter par les autres. Je m’apprêtais à lui dire de ne pas se torturer l’esprit et que ce « problème » trouverait sans doute tout seul son issue mais elle ne semblait pas l’entendre de cette oreille. Après avoir déclaré qu’il fallait plutôt analyser la nature de mes propres sentiments elle fit volteface et disparue de l’allée. Je souris amusé. Je la trouvais vraiment déterminé et pleine de vie.
Je me dirigeais alors vers la direction qu’elle avait prise. Au bout de l’allée, je la regardais consulter le registre que j’avais moi-même inspecté plus tôt. Elle referma l’énorme volume et repartie de plus belle dans une autre allée. Je la suivais sans aucun bruit que le frottement du tissu de mon manteau trainant légèrement sur le sol. Je la retrouvais déjà pencher sur un livre ouvert. Je fis quelque pas vers elle, un sourire sur les lèvres quand je m’arrêtais, incertain.
Le corps de la jeune femme s’était mis à dégager de la noirceur. Elle avait cessé de tourner les pages et semblait vouloir détruire le pauvre ouvrage rien qu’avec son regard. Je fronçais les sourcils, mon sourire s’était envoler. Son aura vibrait d’intensité et était d’un noir profond. Il me semblait qu’aucune lumière ne pourrait jamais pourfendre ces ténèbres.
Je la vis s’effondrer au sol déclarant que ce qu’elle venait de lire n’était pas ce qu’elle cherchait. Ce qu’elle avait déployé s’étiolait doucement. Je franchis les quelques pas qui me séparait encore d’elle. Visiblement elle venait de trouver le sujets de sa recherche, mais cela ne m’importais plus. Toujours au sol, je me penchais au-dessus d’elle et lui pris avec douceur le livre des mains. Je le refermais et le rangeais en déclarant une voix douce et posée :

- Il me semble qu’il y a eu assez de lecture pour cette nuit mademoiselle Lockheart.

Je pris un soin tout particulier pour remettre le livre à la bonne place. Je me retournais vers elle et de nouveau me penchais sur elle. Mes long cheveux blond tombèrent sur les sien créant un étrange contraste entre ombre et lumière. Je passais un bras sous ses jambes et l’autre dans son dos avant de la soulever dans mes bras. Elle était tellement légère.

- Je suis sincèrement navré de vous avoir fait endurer cette souffrance.

Je n’accepterais pas qu’elle souffre pour m’aider. Je lui étais vraiment très reconnaissant de la dévotion dont elle faisait preuve pour me venir en aide. Cependant, il m’avait semblé qu’elle était à la base venu se détendre en cherchant une lecture pour s’évader. Elle venait à présent de s’éloigner d’un possible état de bien-être. Je n’avais pas besoin de voir les couleurs de son aura pour m’en rendre compte. Malgré le manque d’expression de son visage, son corps et l’intonation de sa voix ne me trompais pas. Je posais un regard protecteur sur elle.

- Permettez-moi de vous reconduire à votre chambre…

Ce n’était pas une question. D’ailleurs j’avais déjà pris la direction de la sortie, bien décidé à la tenir éloigné de ses lectures destructrices pour elle. La tenant bien calée contre moi, j’ouvrais la porte qui donnait sur le couloir, laissant derrière nous la bibliothèque sombre.

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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mar 17 Jan - 1:33
Gaia Lockheart




















 ❝ Douce lecture nocturne❞
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Après avoir évoqué sa méconnaissance sur les sentiments, Monsieur Valàreir lui indiqua qu’avec du temps elle aura l’opportunité de connaitre ceci. Il est vrai qu’avec ce nouvel environnement, elle pourra plus facilement s’épanouir si on peut dire, et ainsi ressentir de nouvelles choses. D’ailleurs, lorsque l’Elfe avait dit un peu plus tôt qu’il serait là pour elle, elle avait ressenti un certain bonheur. Certes, une bride dans l’immensité de ses ténèbres mais ça avait bien été là.

Réflexion faite, elle ne pouvait pas dire que tous les sentiments étaient vides de sens pour elle. La colère et la haine étaient ceux qu’elle connaissait le plus, et même parfaitement. Finalement, pour tout ce qui était négatif, elle maitrisait le sujet. Le vrai défi pour elle sera donc de gouter à de positives émotions. Et bien. Voilà qui promet d’être intéressant quand le jour viendra.

Mais actuellement elle était bien loin du chemin rempli de lumière. Le fait d’avoir plongé dans les méandres de ce livre qui au départ devait aider l’Elfe, l’avait entrainé dans son tourbillon de souffrance habituelle. Heureusement qu’elle savait se calmer pour se faire déchirer par la tristesse plutôt que par la haine, car avant, c’était tout le contraire et ça lui avait posé bien des problèmes. En cliquant sur le lien qui lui avait ouvert la porte sur l’Esperanza, elle c’était dite qu’elle ne devait surtout pas retomber dans sa folie. Ce n’était clairement pas l’endroit pour qu’elle perde le contrôle d’elle-même.

Toujours les yeux fermés, elle sourit intérieurement pour avoir réussi à prendre le contrôle d’elle-même. Bien que fatigué, c’était bien mieux que de détruire une bibliothèque et d’emporter son nouvel allié avec. C’est vrai, à quoi bon être ici si elle ne peut pas contrôler ses pulsions, plutôt mourir.  

Le fait de relativiser fut de courte durée car elle pensait désormais à Monsieur Valàreir. Si elle avait pris ce livre au départ, c’était dans l’unique but de l’aider. Et qu’avait-elle fait ? Rien de tout ça, au contraire, il devait plus s’inquiéter qu’autre chose désormais. Grrr… Ses recherches n’avaient pas pris la bonne direction ! Il fallait se ressaisir et trouver les réponses à ses interrogations.

«  Bouge, allez, ouvre les yeux. Bouge. Relèves-toi.  OUBLIE. »



Essayant de se remotiver, ses mots tournaient en boucle dans son esprit. Mais ce qui lui fit ouvrir les yeux ne fut guère tous ses termes, mais le fait qu’elle sentit l’ouvrage glisser de ses mains. Oh. C’est l’Elfe à la belle crinière blonde qui lui avait ôté. Voulant lever la tête pour le regarder, elle n’y arriva même pas et se contenta d’écouter ses sages paroles.

Oui, il y avait eu assez de lecture pour cette nuit, c’est certain. Elle referma alors les yeux et entendit Monsieur Valàreir qui devait surement ranger l’ouvrage. Elle sera alors doucement sa main droite afin d’avoir un point à focaliser pour retrouver ses forces qui ne voulaient pas revenir. Etait-ce le manque de sommeil ou le fait d’avoir lu tant de chose qui la rendait si mollassonne ? Elle ne le savait pas, et cette situation commençait à la gêner de plus en plus.

Gaia fût alors surprise de ressentir l’Elfe proche, dans son dos, et… qu’est-ce qu’elle sentait là ? Il s’agissait d’une douce sensation dans ses cheveux. Fluide, légère… N’ayant eu le temps de se focaliser suffisamment dessus pour en trouver la source, elle sentit alors Monsieur Valàreir passer un bras dans son dos et l’autre sous ses jambes. Hey ! Oh… Elle se sentit soulevée et effectivement, c’était le cas : l’Elfe la porta.

L’Ombre ouvra alors les yeux, un peu confuse mais extrêmement reconnaissante de ce qu’il faisait là. Lui qui avait l’air avoir du mal avec les contacts en plus, ça devait être une véritable épreuve pour lui ! Gaia était vraiment gênée mais elle n’avait vraiment pas la force pour faire quoi que ce soit.  Elle se résolu donc à cette situation et posa sa tête contre l’épaule de l’Elfe, se recroquevillant contre lui.

Mais… Que vient-il de dire ? Il est navré de lui avoir fait endurer cette souffrance ? Mais. Mais… Il n’y était pour rien ! C’est Gaia qui a recherché ce livre, c’est Gaia qui c’est arrêter sur ce chapitre, c’est Gaia qui n’a pas su faire la part des choses et qui a ENCORE replonger dans son passé.

Elle murmura alors.

- Ne dites-pas ça. Vous n’en êtes aucunement responsable.

Elle sentit ensuite le regard de son interlocuteur se porter sur elle et releva alors la tête. A ce moment, elle se sentit alors comme dans une bulle, protégée. Même si les flashes de son passé étaient encore présents à l’instant, son regard d’émeraude l’apaisait. Sa respiration qui était jusque là bien lente, commençait à retrouver son rythme normal.

Monsieur Valàreir lui dit alors qu’il allait la raccompagner dans sa chambre. Au début sa phrase sonna comme une question, mais ce n’en était pas une. Elle hocha donc la tête mais ne voulait surtout pas abuser de la gentillesse et de la bienveillance de son interlocuteur.

- Chambre 5… Merci beaucoup…

D’une main elle empoigna doucement une partie de la cape de l’Elfe afin de la ramener légèrement vers elle. Le tissu était d’une telle douceur que ça en était impressionnant. Son autre main, elle, caressait machinalement sa douce crinière blonde, tout en délicatesse. Gaia ferma les yeux quelques secondes et prit une grande inspiration, pour parler d’une voix plus… stable.

- Je suis vraiment désolé Monsieur Valàreir de m’être laissé emporter. Surtout ne vous sentez pas coupable, la faute viens de moi et moi seule. J’ai… J’ai vraiment du mal à faire abstraction du passé. Vraiment désolé…

Toute gênée, elle ne remarqua même pas qu’elle entortillait une des mèches de l’Elfe sur un de ses doigts.

- Je voulais juste vous aider Monsieur… Je n’aurais pas dû me détourner de ce but. Vous n’êtes pas plus avancé sur votre problème du coup… J’en suis sincèrement désolée.

L’Ombre avait l’impression de ne pas avoir servi à grand-chose pour son interlocuteur. Elle n’avait fait que retranscrire ce qu’elle avait lu dans les livres sur les incubes et avait posé beaucoup de questions, qui devaient l’avoir plus embrouillé qu’autre chose. Si tout ce qu’elle entreprenait pour aider les autres se soldait par ce même résultat, elle n’allait pas être très utile.

Ce mordillant la lèvre inférieure, elle cacha une partie de son visage avec la cape de l’Elfe, toujours aussi gênée et attristée par ses actes.

- Je ne veux pas être un poids pour vous…

Gaia baissa alors la tête et rechercha activement un moyen de se racheter et de revenir à son but premier : Aider Monsieur Valàreir.







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MessageSujet: Re: Douce lecture nocturne [PV Ciryiel] Mer 18 Jan - 16:09
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Douce lecture nocturne [PV Ciryiel]
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