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MessageSujet: Le retour d'une Muse [PV libre] Lun 30 Jan - 17:53
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
feat libre




Elle avait osé rentrer mais elle aurait préféré rester au loin. Son regard azur errant sur les bâtiments, elle passait lentement dans les allées, une tenue polaire sur le dos. Elle avait été très loin dans le froid, dans la belle Finlande. Elle avait eu besoin de calme... Elle avait eu besoin de solitude. Et quand elle avait eu envie de se déchaîner, elle avait été dans des petits villages. Là, elle avait à chaque fois choisi le plus beau garçon du visage et l'avait amené à se noyer entre les fjords. Sans regret.

Mais ce manège avait fini par la lasser... Alors elle avait erré sans bien savoir où elle allait, sa peine comme pire alliée. Elle s'en était douté à chaque fois, elle avait toujours su que ce serait une mauvaise idée. Mais elle avait tout de même tout gâché. Erato serra le poing, alla finalement s'asseoir sur un banc pour... ne pas pleurer. Elle valait bien mieux que cela, elle ne laisserait pas une occasion pour qu'on la prenne à défaut et que l'on se moque d'elle. Non, elle préférait transformer sa tristesse en meilleur carburant. La colère. De toute façon, elle était toujours ainsi, non ?

Pourtant, la Muse laissa entendre un doux soupir triste alors qu'elle observait les jardins toujours soigneusement entretenus. Esperanza ne semblait pas changer mais l'école était toujours différente. Serrant sa lyre contre elle, Erato se rappela avoir un moment penser que ce serait peut-être le plus bel endroit pour elle. Amusant comme l'on pouvait vite changer d'avis. Amusant comme elle aimerait retrouver sa liberté et aller loin... Très loin...

Ce fut à cet instant précis qu'une chanson lui vint et qu'elle se mit à jouer de la lyre pour accompagner sa voix.

-Je veux être heureuse,
Je cherche le bonheur,
Avec toi,
Je veux être heureuse,
Je veux être ton bonheur...


Un nœud se forma dans sa gorge et elle rouvrit les yeux qu'elle n'avait pas eu conscience d'avoir fermé. Elle se faisait vraiment mal toute seule. Ses yeux se posèrent finalement sur le ciel... Que serait-ce de réellement enfin mourir ?


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Lun 30 Jan - 20:24
Ciryiel Valáreir

Ft. Erato Astrapi


Le retour d'une Muse

J’en avais assez de ne vaquer qu’à l’occupation de la serre. Mes seuls déplacements ne me menaient que de chez moi à la serre et je revenais… Depuis que j’étais revenue de chez moi, je me sentais plus proche de mon peuple. Et de ce fait, j’avais besoin d’espace, de verdure… Je quittais donc l’abri douillet de ma serre. J’avais ramené de la grande forêt sacrée quelques pierres de chaleur. Je n’aimais pas trop les utiliser, car poser sur ou trop près d’une source inflammable, ça pouvait déclencher rapidement un incendie. Surtout celle-ci. Comme j’avais prévu de chauffer la serre avec, j’avais pris des pierres assez puissante. En prenant soin de les placer judicieusement et à des endroits stratégique, la serre offrait maintenant une température agréable. J’avais également pris soin à ce que les pierres soient cachées et isolées. Je m’étais dit qu’Adam pourrait revenir se cacher sur mon lieu de travail et une source de chaleur comme ça l’attirerait sans aucun doute. Je ne me voyais pas du tout expliquer à son propriétaire sa… Disparition… Déjà que notre dernière entrevue s’était soldée par une séparation… Brutal…

Mes pas me conduisirent dans les jardins. J’admirais, les mains croisées dans le dos, la nature endormis attendant son réveille avec impatience. Les oiseaux chantaient de douces mélodies… Je levais légèrement la tête quand un son, bien loin d’être un chant d’oiseau et tout à fait agréable m’interpella. D’abord un son de corde, suivit par une voix, délicieuse. Je me dirigeais vers la source de ce chant et je reconnue l’odeur de Dame Astrapi bien avant de l’apercevoir. Je me remémorais les paroles de mon frère ainé à propos de cette dame. Elle n’appréciait pas les hommes… C’était bien dommage, j’étais persuadé qu’elle serait d’agréable compagnie pourtant.

Restant à une distance respectable, je l’observais tandis que les couleurs dans son aura m’indiquaient qu’elle n’allait pas très bien. Ternes, dans les tons bleu et gris… Elle avait du chagrin… Un rose très léger en arrière-plan m’indiquait que c’était d’ordre sentimental… Je décidais de franchir les quelques mètres qui me tenais encore loin pour m’approcher un peu.

- Dame Astrapi…

Comme de coutume, j’avais posé mon poing droit sur mon cœur et je m’étais incliné avec respect avant de m’excuser pour mon intrusion. Je lui indiquais d’une voix douce, que c’était sa douce mélodie qui m’avait attiré ainsi que son chant fort plaisant… Mais très triste…
Je ne savais pas vraiment si elle me reconnaissait. J’avais ma forme d’évanescence quand je l’avais aperçu dans la forêt la première fois. Et j’avais déjà fait preuve d’impolitesse à son égard bien que cela n’avait pas du tout été volontaire… Je lui adressais un sourit doux et bienveillant.

- Votre peine semble bien grande… Puis-je vous être d’une quelconque aide ?

Je n’étais pas certain qu’elle accepte. J’étais non seulement un étranger, mais également un homme, j’avais pas mal de handicaps à mon actif… Cependant, je n’avais absolument pas choisit d’être sexé de cette façon. Et puis… J’étais un elfe avant toute chose…
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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Jeu 2 Fév - 0:03
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
feat libre




"Dame Astrapi"... Sa solitude n'aura pas été longue mais dans cette école, l'on rencontrait toujours quelqu'un. A aimer ou à détester. Présentement, mis à part le fait que ce soit un homme, elle n'avait aucune réelle raison d'être vindicative. Un elfe n'était pas un danger. Même si celui là n'était pas n'importe qui, elle l'avait senti lors de la brève rencontre dans la forêt. Comme elle sentait qu'il devait être légèrement empathe pour avoir envie de s'approcher d'elle alors qu'elle leur avait pourtant fait savoir qu'il valait mieux ne pas l'irriter.

Les hommes écoutaient rarement les bons conseils, qu'on se le dise. Erato l'observa saluer... C'était plutôt guerrier et sobre. Elle fit résonner quelques notes grâce à sa lyre en l'écoutant calmement. Puisqu'il ressentait le besoin de s'exprimer...

-Bien le bonjour...

Elle esquissa un sourire sans joie.

-Un homme qui se propose d'aider... Vraiment ? Oh, je sais déjà ce que vous pensez, mon sexisme est gênant et vous n'avez pas demandé à être un homme.

Mais peu d'homme aimerait être une femme. Ce serait perdre du pouvoir dans la société. Ils avaient presque tous les droits, tous les prestiges... Et elle devait cesser de penser comme cela. Juste pour ne pas réveiller son tempérament colérique. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas ici, pas maintenant. Sinon, quelqu'un en mourrait. Le lampadaire près d'eux venait déjà de s'allumer. Elle émettait donc un peu d'électricité.

-J'ai fait fuir mon amour. Alors vous ne pourrez n'être d'aucune aide. Je l'ai perdu et vous ne pourrez certainement pas me la rendre. De toute façon, l'avoir de force...

Erato secoua la tête, sa chevelure, un peu plus longue sans qu'elle sache comment ou pourquoi voleta dans la brise. Elle reprit les notes de son chant sans le poursuivre, les yeux sur l'elfe. Son aura paisible ne me plaisait tant que cela. Ils étaient toujours comme cela. Composés. Comme si rien ne pouvait rompre leur équilibre. La Muse avait envie de lui faire de mal, elle voulait en faire à tellement de gens. Elle savait que c'était ridicule, qu'il n'avait rien fait. Mais se venger de leur pouvoir lui faisait du bien. Du pouvoir qu'ils avaient en étant des hommes.

-Vous ne devriez pas rester près de moi. Rien ne vous dit que je ne vais pas vous attaquer. Rien ne vous dit que vous êtes en sécurité.

Erato fit pleurer sa lyre. Oui, elle avait envie de le faire pleurer. D'autres notes tout aussi tristes jaillirent des cordes de son instrument puis elle s'arrêta brusquement.

-Cependant, je supporterai bien mieux votre formulaire animale si vous tenez à continuer cette "conversation".

Elle ferma les yeux. Pour se raisonner.


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Ven 3 Fév - 0:59
Akabane Kamijo




















 ❝Le retour d'une Muse ❞




Akabane avait enfin fini toutes les démarches administratives concernant son nouveau statut de professeur de sport à l’Esperanza. Ça avait été long et fastidieux mais désormais, il allait vraiment pouvoir enseigner ! En plus, il savait désormais ce qu’il avait à disposition pour donner le meilleur des enseignements à ses élèves. Sortant du bâtiment principal, il décida alors de voir à quoi ressemblait le terrain de sport. A part les jardins et le bâtiment principal, il n’avait encore rien vu ce nouveau lieu !

S’il se souvenait bien, il devait tourner à gauche là, puis à droite ici, et enfin le terrain de sp… une forêt. Okay. Pas le bon endroit. Il s’apprêta alors à faire demi-tour afin de trouver l’endroit qui l’intéressait tant mais, en y réfléchissant, une petite balade en forêt ne serait que bénéfique. Akabane s’y aventura donc et était content de retrouver cet environnement auquel il était très attaché.

Son regard était vif, il observait le moindre des mouvements de mère nature. Chaque bruit, il les percevait et cherchait à en définir leur source. Touchant les arbres, qui avaient pris leur couleur d’hiver, de sa main humaine, il avait envie de se libérer un peu, et retrouver sa forme de Lycan. Etait-ce bien raisonnable ? Il regarda alors attentivement autour de lui pour s’assurer qu’il était bien seul et que l’unique témoin de sa transformation était la forêt. A vrai dire, ce ne le dérangeait pas qu’on le voie sous sa forme de Lycan. Ce qui l’embêtait un peu plus cependant, c’était l’observer durant sa transformation. Ce n’était pas très agréable pour l’œil disons-nous…

Akabane entama alors sa transformation, sans faire de bruit. Ces vêtements se déchirèrent, sa peau se transformait en poil, son visage s’allongeait, ses oreilles grandissaient. Après quelques secondes il n’était plus ce bel humain aux traits doux et bienveillant, il était désormais cette créature imposante et terrifiante. Ce mélange de bestialité et technologie bio-mécanique.

Le Lycan qu’il était se dressa alors sur ces pattes arrière et il renifla cette odeur si douce qu’émanait la forêt. D’ailleurs, ça sentait aussi la magie : surement des sceaux pour protéger l’école. Remuant la tête, il planta ses grosses griffes dans le sol pour se mettre sur ces quatre pattes et il se mit à courir. Après tout, il restait une bête qui avait besoin de la terre. Se libérer ainsi lui faisait alors le plus grand bien. Il courait, sautait d’arbre en arbre, grimpait parfois aux pierres, bref, il était lui.

Il ignora alors combien de temps il avait passés dans cette forêt mais jugea bon qu’il devait désormais rentrer. Après tout, il allait donner son premier cours demain et il ne savait toujours pas ou se trouvait le lieu de ces enseignements ! Suivant sa propre trace dans la forêt pour retrouver son chemin, il arriva à son point de départ. Retrouver son apparence humaine n’était plus possible car il se retrouverait à moitié nu. Et il préférait 100 fois croiser quelqu’un en étant sous forme de loup qu’à moitié à poil, il en va sans dire.
Marchant tranquillement sur ces quatre pattes dans les jardins qu’il avait regagnés, il flairait l’odeur de plusieurs individus. Le premier était un elfe, aucun doute là-dessus, leurs odeurs étaient bien distinctes. Cependant, la seconde, il n’en savait pas réellement la nature et cela l’intrigua. Prenant alors énormément sur lui pour ne pas se diriger vers ces personnes il entendit une bien triste mélodie. Soudain, un étrange sentiment le fit s’arrêter net. Est-ce qu’il… pleurait ? Depuis quand il pleurait ? Et surtout sous cette forme ? De petites larmes coulaient jusqu’à sa truffe et elles cessèrent bizarrement, au même moment que la musique s’arrêta. Sa curiosité était trop piquée à vif pour qu’il puisse passer outre, le loup voulait comprendre.

Akabane changea alors de route pour suivre ce mélange d’odeurs. Toujours sur ces quatre pattes il s’approcha discrètement de deux individus. Se faufilant entre deux arbres, malgré sa taille imposante, il les observa, en retrait. Le premier était un homme aux longs cheveux blonds et aux oreilles pointus, étant dans son dos,  le Lycan ne pouvait voir son visage Cependant, il avait vu juste, il y avait bien un elfe dans les environs. Toutefois, la seconde personne ne montrait pas de signe distinctif de sa nature. Il s’agissait d’une femme aux cheveux blancs argentés, elle avait un visage fin et de beaux yeux bleus mais n’avait pas l’air dans la meilleure des formes. Dans ses mains, ce trouvait une lyre.

Le loup se dressa alors sur ces deux pattes arrière pour se déplacer comme un humain et il se dirigea vers ces deux individus. Il avait une démarche lourde lorsqu’il procédait ainsi, en plus, cela renforçait l’effet imposant de tous ces dispositifs bio-mécanique. Essayant de ne pas paraître agressif malgré son apparence, il se rapprocha. Une fois arriver dans le champ de vision des deux individus, il plongea son regard rouge, qui n’avait rien de rassurant sous cette forme, dans celui de l’elfe. De sa voix rauque il lâcha alors un :

- Bonjour…




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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Dim 5 Fév - 9:56
Ciryiel Valáreir

Ft. Erato Astrapi


Le retour d'une Muse


Elle me salua bien poliment et malgré son sourire, je voyais très bien qu’elle n’était pas d’humeur à la faire. Elle enchaina directement sur le fait que je puisse penser que son sexisme était gênant. Je fronçais un peu les sourcils.

- Je n’ai en effet pas eu le choix. De là à dire que cela me gêne… Pas vraiment… Je dirais plutôt que ça me chagrinerais que vous vous détourniez de moi à cause de cela…

Je lui adressais un doux sourire. Je pense que si Mère m’avait laissé le choix, à un moment de mon existence ou si elle le faisait maintenant… Je n’hésiterais à changer pour devenir femme. Cela me faciliterait tellement plus l’existence… Je serais libre de pouvoir choisir un homme sans que mon peuple en prenne ombrage. Mais Mère m’avais donné ce corps et choisir la facilité n’était pas le chemin des forts… Je levais les yeux vers le lampadaire dont la lumière se mit à grésiller. Ma Dame en était-elle l’origine… Sans aucun doute, je n’avais nullement cette capacité et il n’était pas l’heure pour l’allumage automatique. Je reportais mon attention sur la femme aux cheveux d’argent.
Oh… Comme je la comprenais… N’avais-je dont pas moi-même conduit mon amant à me fuir par mon égoïsme ? Certes, pour ma Dame, les sentiments qui la liaient étaient bien plus forts. Je ne pouvais que le constater dans son aura. Je m’apprêtais à lui répondre quand elle émit quelque note sur son instrument. Je me sentis vibrer comme ces cordes.

- Je ne peux certes pas vous la ramener, tout comme vous ne pourrez me ramener le mien que j’ai également fait fuir…

Elle me fixa un instant avant de me mettre en garde. En effet, rien ne me prémunissait contre elle…

- Si vous pensez que cela vous soulagera, j’accepte que vous me frappiez…

Non, je n’étais pas complétement fou. Mais parfois, quand la tristesse et la colère sont grandes, une dépense physique permet d’en évacuer une partie. Je ne m’étais pas défait de mon sourire bienveillant. Et je ne comptais pas me laisser frapper bêtement non plus jusqu’à la mort… Je savais très bien me défendre. Elle se remit à jouer, et sa mélodie se composa de notes d’une tristesse sans nom. La douleur de voir Cassandre s’enfuir me revint de plein fouet, comme décuplé et je sentis une larme rouler sur ma joue. J’avais une expression de douleur sur le visage et je savais que c’était la musique de la muse qui provoquait cela chez moi. Je mis un genou à terre devant elle.

- Je ressens déjà votre peine Dame Astrapi, si vous ajoutez ma propre peine à cela, je ne vous serais d’aucune utilité…

Ma vois était serrée par le chagrin. Et l’herbe autour de moi commença lentement à se noircir. Elle cessa de jouer et je sentis l’oppression du chagrin s’alléger. Je baissais les yeux sur le petit carré noirâtre à mes pieds et posait la main sur le sol. L’herbe reprit son apparence originelle tandis que mes yeux brillaient d’un vert intense. Je relevais les yeux sur elle avant de tourner la tête pour regarder derrière moi… Quelque chose approchait…

- Bien entendu, tout ce qu’il vous plaira…

Je pris ma forme d’évanescence et je m’assis à ses pieds, dos à elle et face à la créature qui sortit et s’approcha de nous. Je ramenais ma longue queue à moi, l’enroulant autour de mes pattes, les oreilles bien droites et les griffes plantées dans le sol. Bien étrange que cette créature me paraissait. Elle me fixa avant de s’adresser à moi. J’entrouvris ma gueule pour laisser passer ma voix grave et profonde.

- Bonjour à vous également…

Je restais cependant sur mes gardes. Cette créature n’étais pas ce qu’elle paraissait tout comme moi et vu l’odeur, c’était également un homme qui se cachait là-dessous. Pas sûre que ma Dame apprécierait beaucoup. Déjà que ma présence était tout juste tolérée… Je tournais ma grosse tête de tigre vers la muse. Même assis, je l’a dépassais encore largement. Mon regard était doux et j’attendais de voir sa réaction.
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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Mar 7 Fév - 15:34
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
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Se détourner de lui ? Il disait cela comme s'ils avaient été amis dans une autre vie. Ce qui était autrement improbable. Ah, les elfes et leur façon si belle de s'exprimer... Même si parfois, ça ne voulait rien dire, n'est-ce pas ? Quant au chagrin, il en avait un qui lui pesait bien plus lourdement sur le cœur alors qu'elle accepte ou non sa présence, elle ne serait pas un remède à sa peine de toute façon. Elle retint un soupir. C'était bien parce que c'était une créature qu'elle faisait un effort minime.

Tiens donc, un elfe réussissait à faire fuir la personne qu'il appréciait ? C'était un phénomène rare et vraiment surprenant ? Comment s'y était-il pris ? Rien que pour cette curiosité, Erato avait bien envie de laisser l'homme venir plus près. Tant qu'il ne la touchait pas. Oui, ça pouvait paraître risible vu comment elle pouvait être avec Ryry mais le démon savait où était les limites. Et il savait très bien combien la Muse pourrait lui faire atrocement payer un geste déplacé.

Et puis, il n'y en aurait sûrement plus entre eux, que Ryry se change en femme ou pas.

-La manière dont je vais vous frapper sera bien plus douloureuse qu'un coup de poing, soyez en sûre.

Les notes qu'elle livra ensuite et la réplique de l'elfe lui donnèrent raison. Elle esquissa un sourire presque cruel alors qu'elle s'apercevait de son pouvoir sur la nature. Ainsi donc, il avait un don ressemblant à celui de Miley mais elle pouvait affirmer sans aucune hésitation que la Hidden était bien plus puissante que l'enseignant. Qui rendit tout de même sa vraie couleur à l'herbe qu'il avait tué sous ses mains pendant son temps de douleur.

Et alors que le Sylvestre acquiesçait à sa demande, changeant de forme, une autre créature vint les rejoindre.

-Je me constitue une vraie ménagerie... Et dire qu'à une époque, j'attirai les nymphes pour des jeux sensuels, voilà que j'attire des hommes. Quelle hérésie.

Son regard bleu azur observait le nouveau venu dont le corps améliorait n'était pas vraiment à son goût. Il était haut et l'envie de le soumettre se fit sentir mais Erato se retint de jouer encore. Accablé l'elfe alors qu'il voulait bien être aimable avec elle serait mauvais... Aimable... Un rire sans joie lui échappa.

-Un autre enseignant au vu de votre puissance. Et vous êtes allé dans les bois, j'en suis certaine. Décidément, cette forêt attire bien du monde... J'espère pour vous que vous n'avez pas marqué votre territoire.

Erato ne plaisantait nullement. Si elle trouvait pareil marque, elle viendrait le lui faire payer. Au centuple. Elle regarda le tigre devant elle dans les yeux, remarqua que les oiseaux venaient se poster sur ses étranges bois. Cela lui tira un sourire plus doux. Elle releva les yeux au ciel, le vent jouant avec ses longs cheveux. Quelques notes tintèrent à nouveau mais tendres, pas cruelles.

-Je suis Dame Erato Astrapi, Hidden et gardienne de la forêt. Et je n'admets pas que des mâles y fassent tout et n'importe quoi.

Que ce soit dit et bien dit.

-Bienvenue à Esperanza... Et bon courage à vous.


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Mer 8 Fév - 11:19
Akabane Kamijo




















 ❝Le retour d'une Muse ❞



S’approchant des deux individus, le Lycan pouvait ressentir d’ici leur puissance. Avec ce qu’il avait pu observer, l’Elfe avait un pouvoir lié à la nature. Rien d’étonnant la dedans me direz-vous, mais il fit repousser de l’herbe morte d’un geste de la main. Quelle limite avait donc cette belle faculté ? Quant à la dame aux cheveux d’argent, son pouvoir avait l’air d’émaner de sa lyre. Une muse ? Hum, cela faisait bien longtemps qu’Akabane n’avait pas croisé une de ces femmes musicienne mais il s’en méfiait. Il savait très bien que c’était difficile avec elles et qu’a la moindre faille de l’esprit, leur pouvoir était redoutable.

Le loup fit quelques pas avant qu’il ne puisse observer une transformation de la part de l’Elfe. Ainsi il était métamorphe. Ces traits humains finirent par disparaitre totalement pour laisse place à un grand tigre, à la longue crinière dorée. D’étrange bois semblable à de robustes branches d’un arbre sortaient de sa tête  et, détail amusant, une montre était accrochée autour de son cou. Une fois arrivé à la hauteur de cette créature, sa corpulence était proche de celle d’Akabane. Toutefois ces traits étaient bien plus doux et agréables pour l’œil que ceux du Lycan.

Cet étrange tigre répondit aux salutations du nouvel enseignant, avant que la dame ne prenne la parole. Déposant son regard rougeâtre dans celui de cette dernière, elle était perspicace. Elle avait compris que le Lycan était enseignant et qu’il c’était offert une petite promenade dans la forêt. Cependant, elle avait l’air attaché à ce lieu, étant donné sa mise en garde. Marqué son territoire ? Non ce n’avait pas été le cas. Par contre, marquer tout court… avec ces puissantes griffes il avait laissé de profondes traces sur certains troncs d’arbres. Mais bon, pas vu pas pris comme on dit.

- Effectivement. Mais vous n’avez pas à vous inquiéter, j’ai respecté les lieux.

Respecter, respecter oui et non mon petit Akabane. Bien qu’il lui ait parlé d’une voix sure, cela était un mensonge. S’il commençait à faire attention à la où il allait poser ces griffes, il n’avait pas fini. Et puis, les arbres se régénéraient, même si ça prenait du temps. Ceux à quoi il fera attention cependant, c’était aux êtres qui pouvaient bien vivre dans cette forêt…

Alors que la Dame se présentait, le Lycan s’était allongé devant les deux individus, tel un sphinx. Ces grosses griffes de métal c’était enfoncer dans le sol, en retombant lourdement. Malgré le doux sourire de la Muse face à la délicate vision qu’offraient des oiseaux dans les bois de l’elfe, elle n’avait pas l’air commode… Ainsi elle était la gardienne de la forêt ? D’où sa mise en garde à l’égard d’Akabane. Toutefois, elle lui souhaita la bienvenue ainsi que bien du courage.

- Je vous remercie Dame Erato.

Hidden, Hidden… le Lycan réfléchissait à ce terme qu’il connaissait depuis très peu de temps. Oui ! C’était le directeur qui l’avait informé de ces gardiens de l’école. Ce fût donc sa première rencontre avec l’un de ces individus. Sans nul doute que pour avoir de telle responsabilité, elle devait être puissante.  Alternant son regard, qui se posait soit sur la muse, soit sur le tigre, le Lycan se présenta à son tour.

- Akabane Kamijo, je suis le nouveau professeur de sport.

Il inclina légèrement sa grosse tête, avant de prêter plus d’attention sur le tigre. Etait-il un Hidden lui aussi, ou un enseignant ? Agitant ses longues oreilles afin de capter des sons émanant des bâtiments agacent, il attendait que l’Elfe se présente.

- Ravi de rencontrer une Muse et en Elfe en tout cas.



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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Sam 11 Fév - 12:31
Ciryiel Valáreir

Ft. Erato Astrapi et Akabane Kamijo


Le retour d'une Muse


Ma Dame m’assura que ses coups seraient douloureux. Chose dont je ne doutais pas une seule seconde. Mais si dans l’hypothèse où elle se lancerait dans cet exercice, je ne me laisserais pas si facilement toucher. Bien que je ne lui causerais aucun dommage en réponse. Je n’avais pas ma foi pour un conflit. Pas aujourd’hui… Et encore moins après les notes qu’elle m’avait livrée. Bien que la tristesse soit moins vive depuis qu’elle avait cessé de jouer, elle était remontée à la surface. Je pensais qu’avec mon séjour dans la grande forêt sacrée, cela serait plus facile. Je compris combien je faisais erreur… Et c’était sans compter le manque qui c’était maintenant emparé de moi. J’éprouvais maintenant le besoin de le voir… Je soupirais éloignant mentalement ses pensées.

J’avais accédé à la demande de la muse et j’observais à présent le loup qui nous avait rejoints. Une ménagerie… Je ne savais si je devais me montrer vexer ou non… Je n’étais pas un animal de foire ou de cirque… L’homme-loup au vu de sa posture, avait une apparence… Voir tous ses tuyaux et autres tubes qui sortaient de son corps… Etait-ce encore le fruit d’une expérience cruelle ?  Ma longue queue battait paresseusement le sol. Un enseignant alors ? Eh bien voilà un collègue intéressant. Et une menace à peine voilée de la part de la gardienne. J’agitais les oreilles. En effet si il a avait marqué son territoire de cette façon, ça allait barder pour lui… Si je ne refusais pas ce droit aux êtres qui vivaient dans ce lieu… Lui pouvait avoir recourt à un moyen civilisé… En plus… Si dans son sang coulait les produits qui se trouvait dans ces flacons… Pas sûr que la nature apprécierait de recevoir ses… Déjections…

Je regardais avec attention son aura quand il affirma avoir respecté les lieux. Je plissais les yeux et émis un grondement sourd. Il n’avait peut-être pas fait pipi partout… Mais son passage devait cependant être visible. Il s’allongea de tout son poids par terre. Je l’observais toujours avant de jeter un œil à la muse. Ses doigts avait tiré quelques notes de sa lyre mais sans mal cette fois. Elle se présenta et insista sur le fait qu’elle n’accepterait aucun dégât de la part de « mâles »… J’agitais légèrement mes oreilles.

- En accepteriez-vous que tout et n’importe quoi soit l’œuvre d’une dame dans ce cas ?

Pour ma part…. L’un ou l’autre, si c’était fait dans la volonté de détruire la création de Mère, mon courroux serait égal. J’avais certes mit les pieds dans son domaine et j’y avais prélevé certains éléments. Mais cela avait été avec grand respect de la vie. J’étais un elfe quand même…. Et sylvestre avec ça…
Je reportais mon attention sur le loup. Dame Erato ? Et bien… Si familier au bout de quelques minutes à peine… Je ne pus m’empêcher de poser un regard un peu hautain sur lui. Je trouvais cela… Déplacer… Mais si cela convenait à la muse… Tant mieux pour lui. Elle lui souhaita la bienvenue et il se présenta.
J’inclinais brièvement la tête laissant la voix comme d’outre-tombe s’émaner de moi pour me présenter à mon tour.

- Je suis le professeur Ciryiel Valareir. J’enseigne la botanique…

Je battis un peu de la queue. Il était ravi. Pour ma pars dire que j’étais en plein ravissement serait un peu… Exagéré…

- Je suis enchanté de rencontrer un nouveau collègue, monsieur Kamijo. J’espère que vous vous plairez à Espérenza…
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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Mar 14 Fév - 16:17
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
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Étrangement... Ou non, elle n'y croyait pas du tout. Elle allait devoir vérifier ce qu'il avait osé faire cet animal... Visiblement, il fallait même remettre leurs professeurs à leur place. Si ce n'était pas une honte de devoir en arriver là. Enfin, eux au moins pouvaient être plus ou moins de son niveau, si bien que les torturer ne lui paraissait pas bien grave. Au contraire, quoi de mieux pour se défouler qu'un homme mérite de la haine ?

La question de l'elfe aurait pu la dérouter mais loin de là. La Muse esquissa un beau sourire pour le tigre qui n'avait aucun mal à la regarder dans les yeux sous cette forme. Il était énorme comme ça, elle pourrait presque se sentir petite. Mais en connaissant Miley, ce serait presque une insulte.

-Bien sûr que je punirai aussi une femme. Mais pas de la même manière et sûrement pas de façon aussi cruelle que pour un homme. Après tout, n'est-ce pas vous-même qui disaient pouvoir tout encaisser ?

Elle glissa une main dans la fourrure de Ciryiel, le tenant bientôt par le menton d'une poigne aussi douce que ferme.

-Et je sais que mes clichés sexistes vont finir par vous exaspérer... Mais qu'y puis-je ? Je le suis moi-même. Je suis même bien plus forte que vous deux réunis... Pourtant, si quiconque nous voyez en cet instant, qui parierait sur ma victoire ? Personne.

Et c'était bien là le problème. Erato ne voulait pas être surestimée mais au moins être à la même hauteur qu'un homme. Mais personne ne pensait réellement ainsi. Pas même les elfes. Par ailleurs, elle fit tinter les cordes de sa lyre en lançant un regard plutôt glacial au loup qui avait assurément fait quelque chose dans la forêt. Si elle trouvait quoi, elle retrouverait sa trace... Et ce serait le divertissement. Ce qui lui changerait les idées d'ailleurs, ainsi, elle se battrait contre ce vide qui allait finir par l'engloutir.

-Dame Astrapi, messire Kamijo, nous n'avons pas élevé les poules ensemble et si ma mauvaise humeur ne sied pas à la vôtre, vous pouvez repartir. Je vous préviens dès lors : je ne suis nullement quelqu'un de sympathique avec les hommes et même Ryry peut en parler. J'ai failli le tuer.

Et au final, s'en serait-elle voulu de l'avoir fait, pas sûr ? Non qu'elle regrettait ce qu'ils avaient fait ensemble dans les douches puisque alors, il avait été une femme au moins de corps, mais il n'en restait pas moins que pour la plupart du temps, les hommes étaient une engeance peu polis et malhonnêtes. La preuve avec le nouveau professeur.

-Vous avez bien trop de pouvoir en général pour que je me permette de même semblant de plier et de baisser ma garde. Maintenant plus que jamais...

La Muse ne pardonnait pas à l'aîné de Tara de ne pas montrer le bout de son nez pour défendre la Kitsune. Elle le méritait cent fois. Mais non, cet imbécile était absent, elle en était certaine. Encore. De sorte que puisqu'elle n'avait pas été là et même qu'elle était sûrement en cause dans les nouveaux tourments de la jeune fille - son départ précipité voulait tout dire - qui avait pu la consoler ? Elle était inquiète et impuissante. Et incapable de demander de l'aide, même à Miley.

Elle revint sur les deux hommes qui lui tenaient compagnie.

-Donc, deux nouveaux professeurs... Et vous n'êtes pas les seuls que je n'ai pas encore rencontré, je le sens... A défaut de trouver le bonheur ici, trouvez-y un semblant de paix. Elle ne dure pas longtemps avec le Directeur mais elle existe la plupart du temps... Quand l'on ne se dispute pas pour être de races différentes.

Erato reprit une ballade, lente, pas joyeuse, presque apaisée... Mais l'on sentait que son cœur n'y était pas. Ce qui aggravait les notes au fur et à mesure, les rendant tristes de nouveau.

-Sachez qu'il y a aussi quelques individus à éviter. Mais je ne vais pas vous dire lesquels, surtout à vous messire Kamijo, je suis sûre que vous iriez les voir sans détour sinon. Les sportifs sont des courageux insensées la plupart du temps. Qu'en pensez-vous, messire Valarier ?


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Ven 17 Fév - 14:56
Akabane Kamijo




















 ❝Le retour d'une Muse ❞



L’Elfe rebondit sur les dires de la Muse en lui demandant si elle accepterait des dommages de la part d’une dame. Question très intéressante, surtout que le loup avait bien perçue en elle une certaine, haine envers les hommes, si on pouvait le qualifier ainsi. Elle répondit donc en lui certifiant qu’elle punirait aussi une femme mais pas de la même façon. Empoignant ensuite la fourrure du tigre elle dit être plus forte que le loup et le tigre, cependant, d’un point de vue extérieur, personne ne le verrait ainsi. Elle n’avait pas tout à fait tort, mais ignorant la vraie puissance de son pouvoir, Akabane ne savait pas comment voir ses propos. Toutefois, il voyait ça d’un œil amusé, cette dame avait les idées bien tranchées.

Ne préférant pas rebondir sur ses dires qui allaient surement être source de débat, Akabane plongea son regard de celui de l’Elfe qui le regardait d’une manière un peu hautaine. Hum. Pas étonnant de la part d’un Elfe ! Il riait intérieurement et baissa légèrement la tête quand il vint enfin à se présenter. Professeur de botanique. Quoi de plus logique. Ainsi, il était un de ses collègues. Comme la Muse, il avait l’air un peu froid mais, il lui souhaita quand même la bienvenue ainsi que de ce plaire en ces lieux. Finalement, le Lycan pensa que s’il arrivait à percer la couche de glace qui les enveloppait, ils s’avéraient plus sympathique. Bien que le travail serait surement beaucoup plus difficile avec la Dame…

D’ailleurs, cette dernière fit tinter les cordes de son instrument et il tourna la tête vers elle avant de voir qu’elle le regardait d’un air glacial. Il agita ses longues oreilles avant de remuer très légèrement la queue. Cette femme l’amusait, malgré son antipathie, c’était une personne intéressante. Le Lycan serait curieux de voir comment elle se comportait avec des femmes, pour voir le changement radical que cela provoquerait en elle.

- Excusez-moi Dame Astrapi.Il hocha la tête pour appuyer ses propos. Mais votre humeur ne me dérange guère. Si telle est votre façon d’être, je ne peux que l’accepter.

Même s’il ne connaissait pas ce certain « Ryry » dont elle parlait, il allait quand même faire attention à ne pas s’attirer son courroux. En plus, ce serait dommage de créer un conflit pour rien et de briser une harmonie entre professeur et Hidden. Selon Akabane, la base de tout était la bonne entente. Il n’était pas vu ici pour évoluer dans un environnement néfaste. On ne peut aimer tout le monde, c’est indéniable, mais il faut quand même un minimum de respect et de savoir-vivre... De sa voix rauque et puissante, il reprit.

- Trop de pouvoir ? Ce n’est pas cela qui fait ce que nous sommes, mais la façon dont on l’utilise. Et qui sait que les femmes l’utilisent bien plus intelligemment que nous…

Akabane comprenait qu’elle réagisse ainsi envers les hommes, même si pour lui c’était un peu poussé à l’extrême. Comme il l’avait fait remarquer, il se méfierait bien plus d’une femme que d’un homme. La plupart du temps, elles étaient bien plus efficaces que le sexe opposé. Et il fallait dire aussi qu’elles avaient une plus large palette d’atouts… Ce n’est pas toujours la puissance qui fait que, mais tout ce que l’entoure.

- Faisons donc prospérer cette paix…

Le Lycan leva la tête vers le ciel, perdant son regard dans cet infini bleu. Dans un lieu tel que l’Esperanza, qui était un refuge pour bon nombre d’étudiants, il était inutile d’apporter des mauvaises ondes. Des disputes entre différentes races ? C’était pathétique… Au final nous ne sommes que des âmes, pourquoi les brandir telles des épées pointant les autres alors qu’ensemble, elles émanent une force infinie. Les mondes sont trop cruels pour en ramener des aperçus au sein de l’établissement…

La ballade que jouait la Muse avait pour effet d’attrister Akabane. Ses oreilles s’étaient abaissées et il ressentait une certaine tristesse au fond de son être. Cependant, un oiseau qui vint se poser sur une de ses pompes le fit sortir peu à peu de cet état.

- Hum…

Des courageux insensés ? A ce moment un des mécanismes présent sur la patte du Lycan se mit en marche un peu bruyamment. Une capsule sous forme de grosse seringue injecta un liquide verdâtre dans sa chair, avant de se remplir de sang. Le Lycan se releva légèrement pour s’assoir sur son postérieur, ses griffes avant profondément planté dans le sol. Dans son regard, une lueur verte c’était rependu comme une onde de choc avant de disparaitre aussi fugacement qu’elle n’était apparue. Aller voir les individus à éviter ? Peut-être qu’il l’aurait fait oui, sa curiosité prenant le dessus. Toutefois, il était loin d’être insensé. La vie lui avait déjà apporté tant pour qu’il soit amené à calculer bon nombre de ses gestes. Soufflant légèrement, il posa son regard sur le tigre, pensait-il pareil que la muse ?



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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Lun 20 Fév - 17:07
Ciryiel Valáreir

Ft. Erato Astrapi et Akabane Kamijo


Le retour d'une Muse


Alors elle serait moins cruelle avec une dame qu’avec une personne du sexe opposé ? Cela me faisait un peu étrange mais je trouvais cela fascinant. Moi, tout encaissé ? Ai-je vraiment eu cette prétention ? Je crois que je me suis mal fait comprendre.  J’ai dit que j’acceptais d’être celui sur lequel elle pouvait frapper… Je n’ai pas dit que j’allais forcement tout encaisser. Encore moins sans essayer de l’arrêter ou de la raisonner.
Je sentis ses doigts glisser dans ma fourrure et je ne me retins pas de ronronner. Elle vint jusqu’à mon menton qu’elle tint en otage. Je gardais mes verts ouvert sur leur couleur émeraude, se perdant dans les siens. Elle avait de drôles idées bien arrêtées. Mais je ne m’y trompais pas, je savais son affirmation parfaitement vrai. Elle était bien plus puissante que moi c’était une certitude, mais je ne faisais pas un concours, ni avec elle ni avec personne. De plus, n’était-elle pas une Hidden ? Cela me semblait parfaitement normal. Je regardais son aura et ses couleurs. Mes narines s’agitèrent sensiblement.

- Je ne suis pas capable de tout encaisser. Comme tout à chacun, j’ai mes propres limites et je n’ai pas prétendu le contraire.

Ma voix était parfaitement douce et posées. Je clignais lentement des yeux tout en la regardant.

- Vos « clichés » ne m’exaspèrent pas le moins du monde. Je ne peux que supposer qu’ils sont justifiés.

Ça, c’était même certain. Elle ne semblait pas établir son jugement à la légère. Il y avait sans doute eu, dans son passer quelque chose qui l’avait conduite à adopter cette position. Inconsciemment, je cherchais peut-être à lui montrer que nous n’étions pas tous à mettre dans le même panier… Mais je doutais fortement d’y parvenir cette fois-là.

- Je n’ai aucun problème à m’incliner devant plus fort que moi. Vous l’êtes et votre rôle d’Hidden n’en est qu’une preuve supplémentaire.

Je ne faisais pas vraiment de cas pour différencier les hommes des femmes… J’essayais autant que possible de traiter tout le monde sur un même pied d’égalité. Sauf peut-être les Hommes… J’avais encore pas mal de difficultés la dessus. Et de même que Dame Astrapi, c’était amplement justifié. Cependant, j’aurai beaucoup aimé lui faire part de quelques petites choses. Comme le fait que les femmes sont généralement bien plus puissantes chez notre peuple. Leur jugement mieux éclairé également et qu’elle avait leur place en majorité aux seins du conseil des anciens. De même que mère était le plus souvent consultée pour les affaires internes que père ne le fut jamais. Le rôle de Reine a toujours été d’une importance capital. Aucun roi ne put siéger sans une reine à ses côtés… Et mon tour viendrait, inéluctablement. Je baissais les oreilles à cette pensée. Je renoncerais à tout jamais à moi-même quand viendrait mon tour. Pour conduire les miens sur le chemin de la prospérité, je devrais renoncer à qui je suis.
Je sentis une lourde pierre s’abattre sur ma poitrine et je lâchais un puissant soupir. Mes yeux perdirent de leur éclat et je les détournais de la belle dame.
D’ailleurs cette dernière remettait en place notre nouveau compagnon de façon peu amène. Le prévenant qu’elle n’était pas de bonne humeur et qu’elle était capable de le tuer comme elle avait déjà failli tuer « Ryry ». Je ne savais pas de qui il s’agissait. Je battis tranquillement de la queue. L’enseignant s’excusa auprès de la Dame. En revanche, sur la suite de ses propos, je ne pouvais que le rejoindre. J’en hochais légèrement la tête. Bien sûr qu’elles savaient mieux l’utiliser que nous… Et pour cause, leur esprit analytique était bien plus vif. J’avais un peu tourné ma tête vers la femme aux cheveux d’argent, et son aura semblait bien agitée. Etait-ce les propos de mon collègue où ses réflexions personnelle au sein de son esprit qui provoquait tel agitation ? Je plissais les yeux.

- La paix n’est qu’une période entre deux conflits de même que la guerre l’est entre deux félicités…

A chacun de voir dans qu’elle période il se sentait le mieux. Pour ma part, la guerre n’était synonyme que de mort et de destruction. Et je me faisais un devoir d’en tenir les miens le plus loin possible. Pour ce qui était des conflits interracial… Eh bien, je m’évertuais à n’avoir aucun préjugé. Ce qui était devenu très compliqué récemment. Mais je devais faire des efforts. Si je voulais essayer de prouver à la douce muse qu’il ne fallait pas mettre tous les hommes dans le même panier, peut-être qu’un être humain pouvait me prouver la même chose… Peut-être cette petite que j’avais terrorisée… Je soupirais. Il fallait que je remette la patte sur elle… Je ne pouvais décemment pas laisser les choses ainsi…
Mes oreilles s’agitèrent sur les notes de la femme… Bien que très belle, il me semblait qu’il manquait cruellement quelque chose à cette mélodie. Je me couchais à ses pieds et posais ma tête sur mes pattes avant. Les notes qu’elle tirait de son instrument me rendaient nostalgique… Je levais les yeux sur un oiseau qui s’était perché sur le loup. Mais il s’envola un peu précipitamment et complétement terrorisé car les machines qui ornaient le corps du professeur se mirent en route. Je regardais, non sans dégout, un produit s’injecter dans son corps. Mes poils se hérissèrent, sans que je ne puisse rien y faire et un bruit sourd remonta de ma poitrine alors que mon souffle provoquait un petit nuage de poussière.

- Courageux insensés, je ne sais pas…. Mais impulsif sans aucun doute.

Ma voix n’avait pas quitté ses intonations douce et profonde, mais une pointe d’incertitude s’en mêlait. Pour sûr qu’il était tailler pour le combat, de là à dire qu’il irait chercher querelle au premier venu… J’avais toujours le poil dressé sur le dos. Et je fixais le loup.

- Etes-vous également le fruit d’une expérience mené par l’Homme, monsieur Kamijo ?

C’était plus fort que moi. Je devais savoir, et ce même si ça me déplairais… Je regardais les tuyaux qui sortaient de son corps et je battis furieusement de la queue… Le spectacle qu’il offrait quand elles se mettaient en route était purement et simplement révulsant…
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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Mar 28 Fév - 17:07
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
feat libre




C'était qu'ils se faisaient presque charmeurs ces deux hommes. Mais tout était dans le presque. Entre l'elfe, plutôt sympathique comme tous les elfes, mais prêt à fouiller sa vie dès la première rencontre et le lycan qui, même s'il faisait l'aimable, avait quand même fait des choses qu'il refusait de dire dans la forêt, tout était dans le presque.

Elle se demandait par ailleurs pourquoi Ciryiel tenait à faire savoir qu'il avait des faiblesses alors qu'il n'avait aucune idée de s'il était face à un ami ou un ennemi. Qui savait où les mènerait leurs premiers contacts. Pensait-il si utile de lui donner autant d'arme sur lui ? Erato ne comprenait pas. Mais au moins, ça changeait des hommes qui se voulaient arrogants et se prenaient pour Hercule.

Ce qu'elle l'aurait tué volontiers celui-là aussi...

-Mon père a lui seul les justifie tous. Mais que peut-on attendre de Zeus lui-même à part d'être un gros sac de choses dégoûtantes ?

Quant à son humeur...

-Je peux être plus douce et plus calme mais je vous avoue que cela ne me tente guère. Peut-être un autre jour. Quand le monde ira mieux.

Quand Tara irait mieux en vérité parce que quelque chose lui soufflait que ce n'était pas le cas. La Muse esquissa tout de même un sourire quand Akabane affirma que les femmes étaient souvent plus douées que les hommes. Et pourtant... Comment en étaient-ils tous arrivés là alors ? La question se posait. Sa musique les attristait tous les deux, preuve qu'ils étaient parfaitement connectés à ses émotions plutôt que les leurs. Ce qui était intéressant en soi, les hommes évitaient d'être empathique en général.

-La paix est une illusion aussi belle que le monde vu du ciel.

Aussi, quand l'humeur du lycan changea, ce fut plutôt bienvenue car elle aurait sûrement achevé de les faire pleurer tous les trois. Elle avait tellement peur de voir Tara. Elle ne voulait pas avoir mal. Elle avait le droit de ne pas vouloir avoir mal. Avec un sourire en coin, légèrement moqueur, elle regarda donc Akabane gratter l'herbe, laissant de profondes marques. Preuve qu'il ne serait bon pour personne de finir sous ses griffes. Elle nota aussi la répugnance de Ciryiel et laissa sa lyre de côté pour se permettre de chopper la gueule du professeur de sport entre ses deux mains pour qu'il se regarde droit dans les yeux.

-Vous n'avez pas marché dans le piège, vous y avez couru. Ce qui laisse à penser que vous avez tout de même su être insensé une ou deux fois. Ai-je tort ?

Erato tourna la tête vers Ciryiel.

-Impulsif. Vous aimez faire dans la mesure. Mais je suppose que ce mot est acceptable. Mais votre poil tout gonflé bien moins.

La Muse relâcha le lycan, vint faire glisser ses doigts dans ce poil pour l'aider à retrouver sa place normal. La question de l'elfe laissait entendre quelque chose de profond, comme s'il avait vu trop d'expériences provenant des humains. Elle savait qu'un élève de Shintarô était de ceux-là. Elle se permit de dire en observant Akabane.

-Cela vous donne un style Steampunk en tout cas... Et puis, la normalité est si affligeante, pourquoi être comme tous les lycans ?

Elle se leva pour tourner autour de l'homme.

-Personnellement, je me demande plus quel est ce liquide vert. En sachant que si vous en laissez dans la forêt et qu'il la brûle, je ne pourrais pas vous sauver de Miley. Il y a des limites à ce qu'elle accepte.

Elle se rassit, reprit sa lyre.

-Quant à vous Ciryiel. N'oubliez pas de vous sauvez avant de sauver tout le monde. Votre cœur est un naufrage...


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Ven 3 Mar - 12:27
Akabane Kamijo




















 ❝Le retour d'une Muse ❞


L’elfe rebondit sur les propos de la Muse en lui indiquant, dans une douceur infinie, qu’il n’avait jamais prétendu être capable de tout encaisser. Avant qu’il n’enchaine sur les certains clichés dont elle avait fait preuve, cette remarque du blond attisa la curiosité d’Akabane. Il se demandait vraiment comment il se débrouillait au combat et comment il y utilisait son pouvoir. Le brun avait déjà rencontré des elfes, et un bon nombre d’ailleurs, et autant dire qu’encaisser les coups n’était pas leur fort. Usant plus de leur agilité et de leur proximité avec la nature au lieu d’attaquer en frontal. Qui sait, peut-être qu’un jour ce Ciryiel acceptera de mener un combat amical contre lui.  

Quant à la dame aux cheveux argentés, les propos qu’elle tenu, le Lycan ne les comprit guère. Son père ? Zeus ? Avait-il en face de lui la descendance d’un dieu ? Même si le fait qu’elle jouait de la lyre en laissait échapper des émotions la faisaient plus passer pour l’enfant d’Apollon, tout ceci augmenta sa curiosité d’un cran. Décidément, ses deux interlocuteurs étaient pleins de surprises. Même si l’un d’entre eux, n’était pas vraiment décidé à améliorer son humeur pour l’instant. Comme Akabane lui avait déjà dit, ce ne le dérangeait pas. Tant que la Muse ne l’attaquait pas, ça allait.

La réflexion qu’ils firent ensuite sur la paix et la guerre aurait fit sourire le Lycan s’il avait pu. Tous deux avaient raison et c’était une belle réflexion qu’ils avaient formulée là. Cela poussa donc le professeur de sport à se demander quel temps il préférait. Lui qui aimait les combats et en avait fait sa ligne de conduite. Faire tomber des adversaires plus puissants les uns que les autres, laisser derrière lui qu’un chemin rempli de sang. Il aimait cela mais quand l’adversaire en valait la peine et quand ça ne regardait que lui. Les guerres entrainaient trop de personne qui n’avait rien à y faire malheureusement. Imaginer qu’une telle chose puisse donc se produire au sein de l’établissement dans lequel il exerçait désormais le rendit triste. La musique qu’émanait la lyre de la muse amplifiait ce phénomène. L’Esperanza était un refuge pour tant de personnes, si la dévastation parvenait jusqu’à eux…

Abaissant ses longues oreilles, le Lycan put observer que ce sentiment de tristesse avait aussi atteint l’Elfe et même celle qui produisait ces douces notes pourtant si tristes. Sa curiosité refit donc surface, le délaissant un peu de cet état, et il se demanda quelle était la source de leur tristesse. Mais c’est grâce à un petit oiseau, qui partit vite totalement effrayé, qu’Akabane réussit à sortir totalement de sa mélancolie. En se redressant, il observa les poils du tigre se dresser ainsi qu’un regard de dégout à son encontre. Etant un des fils de Mère Nature, il était certain qu’il n’appréciait guère les multiples aspects industriels et chimiques qui ornaient le corps du Lycan. Après quoi, l’Elfe le définit comme impulsif. Intérieurement, cela fit rire le principal intéressé.  Les réactions qu’il suscitait et les hypothèses qui étaient faites sur sa personne l’amusaient. Finalement, ses interlocuteurs l’analysaient tout autant que lui. Voulant réagir sur les derniers propos du tigre, par son geste, la Muse le ravisa.

Dame Astrapi c’était levée pour venir attraper la gueule du loup entre ses deux mains afin que son regard soit parfaitement en face du sien. Sur l’instant, le Lycan lâcha un grognement mais il n’était en rien menaçant, il exprimait plus une certaine surprise. Les oreilles bien droites, il remua légèrement la queue avant de répondre à ses propos fort intéressants.

- Il est vrai. Parfois il faut bien laisser ses envies s’exprimer aux dépens de la raison. Mais ce n’est pas pour autant que je me lance corps et âme dans quelque chose sans l’avoir un minimum analysé auparavant.

Il agita légèrement sa tête et dévia son regard pour le fixer dans celui du tigre. La Muse avait raison, son poil gonflé n’avait pas lieu d’être. D’ailleurs, elle lâcha le Lycan pour glisser sa main dans ses poils épais. La question que venait de poser Ciryiel n’était pas que simple curiosité. Elle laissa clairement sous-entendre qu’il avait déjà rencontré des individus qui n’étaient que des expériences pour les hommes. Akabane lui aussi en avait déjà rencontré et il savait que des sortes de centres malsains existaient sur cette terre. Lui, menait ses expériences sur lui-même et ne penserait pas une seule seconde à mettre en danger quelqu’un pour parvenir à ses fins. Les Hommes eux, n’avaient clairement pas cette morale et c’était bien dommage.

- Non Monsieur Valàreir. Vous n’allez surement pas comprendre pourquoi et allez trouver ça bizarre, malsain ou révulsant mais je ne suis que le fruit de ma propre expérience. Pour une fois, l’Homme n’a rien à voir.

Dame Astrapi posa de nouveau son regard sur le Lycan qui devins plus vif après sa remarque. Un style Steampunk, c’est vrai. Il n’y avait jamais réellement pensé en fait. Son apparence n’était pas faite pour être belle mais pour être efficace. D’ailleurs, il avait encore bon nombre de point à améliorer pour combler certaines failles à sa propre sécurité. Mais il abandonna vite ses pensées d’améliorations pour se reconcentrer sur la Muse.

- Vous avez tout à fait raison. Inutile de rester dans un moule, plutôt en sortir.

Ensuite, la Muse tourna autour de lui. Comme une œuvre que l’on voudrait admirer dans un musée, afin d’en extraire chaque détail. Cela aurait pu mettre mal à l’aise bien des personnes mais il n’en était rien pour lui. Au contraire, tout cela l’amusait vraiment et il attendait presque impatiemment ces prochains propos. Ce qu’était ce liquide verdâtre ? Hum, il n’allait pas leur dévoiler son secret aussi facilement mais, allait semer des indices. En se demandant au passage, qui était Miley.

- Je ne connais pas Miley mais, qu’elle soit sans crainte, ce liquide vert comme vous dites, ne peut aucunement bruler ou même dégrader la forêt. Ces propriétés ne sont révélé qu’au contact du sang.

Tandis qu’il écouta attentivement les dires de la Muse, il glissa délicatement sur le sol pour se rallonger. Sa queue remuant tranquillement, il prit une posture droite et lâcha une sorte de petit couinement en regardant le tigre. Dame Astrapi avait raison, si on se tournait trop vers les autres, au bout d’un moment, l’on s’oubliait nous-même. Mais c’était dans la nature des Elfes de se tourner vers autrui. Alors qu’il ne connaissait pas encore ce peuple mais qu’il en avait déjà entendu parler, Akabane pensait qu’ils ne se protégeaient que mutuellement. Protéger son peuple et la nature, point barre. Mais pour en avoir rencontré, et Ciryiel avait l’air de suivre aussi cet exemple, ils se tournaient aussi vers ceux qui n’étaient pas des leurs mais, qui en valait quand même la peine. Il se souvient encore de ce petit groupe d’amis elfe au cœur d’or, qui sait ce qu’ils sont devenus désormais…

- C’est dans la nature des Elfes que de protéger ceux qui leur est cher et ceux en qui ils croient. Prêt à renoncer à leur propre bien être pour améliorer celui des autres.

Le Lycan baissa la tête pour la poser entre ses pattes. Il se mit alors à parler dans la langue elfique afin de dire :

- Si la source qui jaillit au soleil est pleine de gaieté, elle prend naissance dans des puits de douleur qui plongent jusqu’aux fondations de la terre.



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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Mer 8 Mar - 10:54
Ciryiel Valáreir

Ft. Erato Astrapi et Akabane Kamijo


Le retour d'une Muse


C’est avec une certaine surprise que je vis la muse délaisser son instrument pour attraper la gueule de mon collègue, fixant son regard dans le sien. J’étais un peu perplexe… De quel piège faisait-elle mention ? Le loup avait émis un grognement, mais il ne semblait pas agressif. Il remua la queue, les oreilles dresser, comme un chien heureux d’avoir de l’attention.
Attention qu’elle tourna ensuite vers moi. Dans la mesure, pas vraiment, je préfère m’abstenir d’un jugement trop hâtif d’autant plus si je ne connais pas la personne. Quand à mon poil. Je baissais un peu les oreilles, qui finirent pas se tourner à l’horizontal quand elle glissa ses doigts dans ma fourrure. Faisant appel aux muscle sous ma peau, je donnais, en plus de sa caresse, des petits mouvements pour que mon poil reprenne son sens normal. Ce qui ne fut pas chose facile… En étant sous ma forme d’elfe, cela serait passer inaperçu, mais comme la dame ne souhaitait pas m’y voir, je devais essayer de mieux contrôler mes instincts animal que cette forme m’imposait.

Le loup répondit à mon interrogation et effectivement je ne comprenais absolument pas… Bizarre c’était une certitude, malsain… Peut-être pas… Révulsant ? Complétement. Mes griffes s’étaient enfoncées dans le sol et j’avais détourné le regard. Pourquoi c’était-il modifier ainsi ? Le corps que Mère lui avait offert n’était-il donc pas à la hauteur de ses attentes ? Ses… Choses qu’il faisait couler dans son sang… Par Elbereth !

- Effectivement… Je ne comprends pas…

Et bien que l’Homme n’ai pas sa place dans son sort… Je ne savais pas très bien si ça me semblait pire ou non… Un moule… Mère n’utilisait pas de moule. Nous étions tous différents… Je gardais mes réflexions pour moi. Je doutais qu’il comprenne mon point vu, tout comme je ne parvenais pas à comprendre le sien. Inutile donc de perdre du temps avec une discussion vaine. La muse après s’être levé pour observer avec attention mon collègue, mentionna sa consœur. Miley. Je redressais mes oreilles. Quand le l’avais rencontré, cette femme était la douceur incarnée. Et pleine d’attention. Cependant, j’avais également pu sentir que le doigt de Mère s’était posé sur elle, avec bien plus insistance que sur moi d’ailleurs. Elle recelait une force colossale et je plaignais le pauvre bougre qui viendrait à la mettre en colère. D’autant plus que ses émotions devaient être à fleur de peau avec l’événement qu’elle attendait. Je remuais la queue à cette pensée. Le loup rassura la muse quant au liquide qui coulait de ses machines. Il ne pourrait dégrader les créations de Mère…

Je clignais des yeux tournant mes oreilles puis ma tête vers la jeune femme. Ça lui allait bien de me dire que mon cœur était un naufrage… Vu son aura… Le sien ne devait pas être dans une meilleure position… Cependant, bien loin de m’en offusquer, je pris ça comme une marque d’attention. En effet, n’était-ce pas sa façon à elle de s’inquiéter pour moi ? Hmmm… C’était peut-être un peu présomptueux de penser ça et j’étais certain qu’elle le prendrait affreusement mal si je le lui disais. Le couinement d’Akabane me fit tourner la tête vers lui, les oreilles dressées. Il s’était couché et je le fixais de façon insistent. Il était loin d’être dans le faux, ce qui me laissa penser qu’il avait déjà du côtoyer les miens. Je revins à la muse.

- Je tacherais de suivre vos recommandations, même si je crains qu’il ne reste en naufrage pendant un certain temps.

En temps normal cette déclaration aurait été accompagnée d’un doux sourire, mais là, je fermais simplement les yeux de façon paresseuse. Je ressentais toujours le vide que Cassandre avait laissé dans mon cœur en quittant la serre. Il enserrait mon âme et j’avais l’intuition qu’elle le resterait encore pour longtemps… Je lâchais un faible soupir avant d’ajouter à l’encontre de la muse.

- Je souhaite que le vôtre retrouve rapidement son ancre…

Et je l’espérais sincèrement. Sa musique était une merveille, mais à cet instant, elle pourrait nous tuer de chagrin. J’espérais un jour pouvoir l’entendre résonner de bonheur. Ce serait tellement plus plaisant. Et qui sait… Peut-être me laissera-t-elle l’accompagner.
C’est la voix de mon collègue, mais surtout la langue qu’il employa et coupa court à toutes mes réflexions. Mon regard se porta sur lui. Droit, inflexible… Royale. Ma langue dans sa bouche m’écorchait légèrement les oreilles. Je me relevais pour prendre une position assise en le jaugeant. C’était un vieil adage elfique qu’il me donnait là. Je plissais les yeux.

- Après la flamme, vient le renouveau… Vous parlez donc ma langue… Les miens auraient-ils été trop bavards ?

Mon ton était tranchant comme une lame de vent. Je n’aimais pas spécialement entendre ma langue dans une bouche qui n’avait pas lieu de l’avoir. Je suppose que cela était dans ma nature d’elfe et que le fait d’être l’héritier du royaume de la grande forêt sacrée renforçait d’autant plus cela. Je regardais la muse qui, par le fait du langage elfique avait été tenue à l’écart des propos de mon collègue. Je me permis donc de lui faire part de la traduction. Après quoi, je fixais de nouveau Akabane, toujours avec cet air légèrement hautain. J’entrouvris la gueule et dans ma langue je lui fis part d’un ancien poème. L’elfique était bien plus doux et mélodieux que dans sa bouche inexpérimentée.

- La flamme est brûlante et ne laisse que des cendres, la nuit est sombre et ne laisse que de l'obscurité ; mais au printemps, les fleurs couvriront la terre dénudée, et à l'aurore, les rayons du matin illumineront le monde. La joie et la lumière sont l'équilibre des temps, et toujours, le plus doux instant à vivre est de se réveiller étreint par un soleil comme un sourire des cieux. Le cœur sait tout cela, c'est pourquoi la confiance et l'espoir sont issus de lui...

J’en donnais également la traduction à ma Dame afin qu’elle n’en soit pas lésée. Je revins sur le Lycan.

- Votre accent est brut et meurtrit sensiblement mes oreilles. Vous devriez continuer votre apprentissage afin de l’adoucir…

De toute façon, c’était trop tard pour le dissuader d’utiliser ma langue. Alors autant qu’il le fasse bien… Car là… C’était un désastre…
Je me relevais et reprenais ma forme bipède. Je m’inclinais avec révérence devant la muse.

- Je vais prendre congé à présent. Ce fut un plaisir de pouvoir faire plus ample connaissance. J’espère être amené à vous revoir… Plus joyeuse…

Cette fois, je pus lui sourire avec douceur quand je me relevais. Je me tournais ensuite vers le Lycan. Bien que mon regard soit toujours doux, il était sensiblement plus… Froid. Je le saluais également.

- Noro go hûl, bado go Eru /

Après quoi je fis demi-tour et m’éloignais d’un pas calme pour regagner ma demeure. J’avais toujours le cœur lourd et je devais bien reconnaitre que la mélodie de la muse n’avait pas arrangé les choses. J’aspirais donc à un peu de solitude.
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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Sam 11 Mar - 18:58
Erato Astrapi


Le retour d'une Muse
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Oh, peut-être bien qu'il le faisait mais sans preuve, la Muse n'était pas prête à croire le lycan. Croire les hommes sur parolé était même la pire idée que l'on puisse avoir. Ils adoraient mentir, ils adoraient se faire faibles puis forts au moment où l'on l'attendait le moins pour frapper, foudroyer. Oui, il faudrait sûrement qu'elle cesse de voir toujours de la cruauté dans les hommes, un jour, cela viendrait peut-être. Tant de peut-être, si peu de certitudes.

En aurait-elle jamais, tant on avait pu la faire souffrir. Si elle avait eu l'honneur de l'oubli pour ses anciennes réincarnations, cela aurait peut-être pu marcher. Mais comme ça, c'était impossible. Elle devait chaque jour travailler sur ses sentiments pour que les choses se passent au mieux.

Quant à tout l'équipement métallique, porté par Akabane... Eh bien disons que leur côté non naturel, elle s'en moquait, comme le fait que l'homme se fasse un plaisir de se transformer lui-même une chose qu'elle ne saurait qualifier. Erato se moquait complètement de ce que pourrait devenir le loup si c'était ce qu'il voulait lui. Rien de ce que pouvait dire les gens ne devaient alors avoir d'importance. Et puisque la nature ne risquait rien, il n'y avait pas de problème pour elle.

Même si elle attendait toujours de voir ce qu'il avait bien pu faire dans la forêt. L'elfe par ailleurs tenta de la rassurer sur ce qu'il allait faire de son cœur mais il n'y croyait pas un instant. Pour le moment. Le temps qu'il trouve quelqu'un à qui s'accrocher. Qui l'aiderait.

-Si vous avez besoin de pleurer vos sentiments, je vous conseille d'aller voir Ambroise Poitiers. Aussi étrange qu'il est, il saurait peut-être vous aider... Il supportable pour un homme et vous aussi. Alors ça devrait aller.

Et là, leur lycan parla elfique. Chose que l'elfe présent ne sembla pas du tout apprécier. Personnellement, la Muse n'en connaissait que quelques mots mais elle ne l'aurait pas parlé. Pas assez habitué à ses résonances, à sa beauté. Elle se retrouva donc exclue d'une part de la conversation même si le tigre avait la bonté de tout traduire pour elle. Jusqu'à son envie de se retirer.

-Prenez soin de vous, Ciriyel Valarier. Je me dois également de rentrer, le ménage ne se fait pas tout seul.

Elle attacha sa lyre à son dos, se leva.

-Prenez soin de vous, Abakane Kamijo. Mais méfiez-vous. Quand j'aurais vu ce que vous avez osé faire... Je viendrai vous punir. Personnellement. J'espère que vous serez un défi au combat.

Et sur ses paroles, Erato partit avec un sourire en coin vers sa demeure. Sans savoir qu'elle allait y trouver une certaine Kitsune...


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MessageSujet: Re: Le retour d'une Muse [PV libre] Dim 19 Mar - 10:44
Akabane Kamijo




















 ❝Le retour d'une Muse ❞



Quand Akabane expliqua à l’Elfe que toutes ses excroissances métalliques étaient faites par sa propre main et non par celle des humains, le Lycan s’aperçut vite que son interlocuteur ne comprenait pas un tel acte. D’ailleurs il ne tarda pas à lui dire clairement, en lui annonçant. Pour un enfant de la forêt, il était certain que si le brun s’évertuait à lui expliquer le pourquoi du comment, il ne le comprendrait toujours pas. Il laissa donc couler, après tout, chacun avait le droit d’avoir son avis et il respectait tout à fait cela.

Rassurant la Muse sur le liquide qui coulait dans son sang, cette dernière porta ensuite son attention sur le tigre. Faisant une réflexion sur son cœur, le principal intéressé avoua que sa mauvaise posture à ce sujet ne se réglera pas de sitôt. Cette révélation fit légèrement baisser les oreilles à Akabane, il n’aimait pas voir les gens, même s’ils ne les connaissaient pas, toucher par des problèmes qui les ébranlaient. Car oui, même si l’Elfe prônait la plupart du temps un doux sourire, intérieurement, il était profondément touché. D’ailleurs, la Muse était dans un cas similaire. Décidément, il avait tous des problèmes de cœur dans cet établissement …

Dame Astrapi avisa alors un conseil à l’intention de l’Elfe. Afin de libérer un peu le poids des sentiments qui pinçait son âme, il pouvait aller voir un certain Ambroise Poitiers. Le Lycan ne savait pas qui était cette personne, mais à ce moment, il ne se doutait pas qu’il allait le rencontrer plus rapidement que prévu…

Le Lycan se lança ensuite dans la prononciation d’un vieil adage elfique et même s’il comprenait et savait parler cette langue si particulière, niveau fluidité et beauté des sonorités il en était encore loin. Oui, il avait du progrès à faire c’était certain. Posant alors son regard rouge dans celui de l’Elfe, ce dernier prit un air un peu hautain. Cela fit rire intérieurement le Lycan qui se disait que les Elfes étaient tous les mêmes. Tellement fier de leur langue que ça les arrachait quand il l’entendait dans la bouche d’un autre.

- Hum… Trop bavards, non. Plutôt des riches échanges que j’ai pu avoir avec les vôtres.

Ciryiel avait abandonné son doux ton pour laisser la place à un autre, beaucoup plus tranchant. Encore une fois, le Lycan comprenait ce genre de réaction et finalement, il prit sa avec beaucoup d’amusement. Afin de ne pas exclure la Muse de la conversation, l’Elfe avait traduit ses derniers propos et les seins. Ensuite, il se lança dans la récitation d’un bien beau poème. Il était totalement inconnu pour Akabane, il était donc heureux de pouvoir l’entendre et surtout, de la bouche d’un Elfe. Car oui, clairement, niveau douceur et mélodie, il n’y avait pas photo.

- Quel bien beau poème…

Il releva sa grosse tête avant de l’incliner légèrement.

- C’est certain. Désolé pour vos oreilles, je veillerais à m’améliorer.

Après quoi le tigre reprit sa forme humaine avant de s’incliner devant la Muse pour la saluer. Il vint ensuite auprès du Lycan mais, avec bien moins de révérence, pour le saluer aussi. Akabane se contenta alors de hocher la tête.


- Namárie, Nai Anar caluva tielyanna !
Au revoir, puisse le Soleil briller sur votre chemin


Il le regarda partir avant de reporter son attention sur la Muse qui allait aussi partir. Le Lycan était un peu déçu car il aurait voulu échanger plus avec ses deux interlocuteurs mais, ce n’était pas vraiment le jour pour eux.

- Merci Dame Astrapi. Vous n’aurez pas l’occasion de me punir, mais si vous voulez me combattre, ce sera avec grand plaisir. Si cela peut vous changer un peu les idées…

Elle lui tourna ensuite le dos pour suivre un autre chemin que celui de l’Elfe. Et voilà qu’Akabane était désormais seul. Il cacha sa tête entre ses pattes en réfléchissant à un moyen de rendre cet Elfe et cette Muse plus joyeux avant de se lever et de se secouer comme un chien mouillé. Dans tous les cas, il était inutile de tenter quelque chose aujourd’hui. Il se dirigea alors vers sa demeure, gardant tout de même son apparence de loup, avec plein de pensées en tête. Il ne voulait pas laisser ses collègues ainsi…



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